L’Université de Lomé a accueilli, le jeudi 8 janvier 2026, une visite de prise de contact du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Gado Tchangbedji. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de dialogue direct avec les acteurs de l’enseignement supérieur afin d’échanger sur les enjeux, les perspectives et les réformes en cours dans le secteur.
À cette occasion, le ministre délégué a rencontré le staff dirigeant de l’université, ainsi que les doyens des facultés et les directeurs des établissements et services centraux. Il a profité de cette rencontre pour transmettre à l’ensemble de la communauté universitaire, ses vœux de paix, de santé, de prospérité et surtout de succès académique, ainsi que les salutations du ministre de l’Éducation nationale.

Revenant sur les orientations du président du Conseil, le professeur Gado Tchangbedji a mis l’accent sur trois mots-clés qui fondent l’action publique actuelle : protéger, partager et transformer. Selon lui, les responsabilités confiées aux institutions de la République imposent en priorité la protection des citoyens.
Les notions de partage et de transformation, a-t-il souligné, interpellent particulièrement le monde universitaire. « En tant qu’enseignants, nous devons partager nos connaissances avec nos étudiants et nos collègues. Le partage est une source de réussite et un gage de développement durable », a-t-il indiqué, appelant également les responsables d’établissements à renforcer la collaboration interinstitutionnelle.

Abordant la question de la transformation, le ministre délégué a insisté sur la nécessité d’adapter l’université aux enjeux contemporains. Il a rappelé que la transformation de l’enseignement supérieur ne peut être imposée de l’extérieur, mais doit être portée par les acteurs eux-mêmes, afin de proposer des formations en adéquation avec les besoins de la nation et les aspirations d’une jeunesse avide de connaissances, de compétences et d’emplois. « Nous devons penser à des formations innovantes et former des citoyens capables de faire face aux défis actuels », a-t-il affirmé.
Le professeur Gado Tchangbedji a, par ailleurs, réitéré l’estime et l’attention que le président du Conseil accorde à l’Université de Lomé. Il a invité les responsables universitaires à exposer leurs préoccupations avec des arguments solides et convaincants, afin de faciliter des arbitrages éclairés. Tout en saluant l’écoute constante du président du Conseil, il a appelé à une démarche fondée sur l’honnêteté intellectuelle et la responsabilité collective.

Prenant la parole à son tour, le président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounaké, a abondé dans le même sens. Après avoir présenté ses vœux aux deux ministres (le ministre de l’Éducation nationale et son collègue présent à la rencontre), il a insisté sur l’importance de la protection, du partage et de la transformation dans le métier de l’enseignement, qu’il considère comme un socle essentiel du développement national.
Pour lui, l’université doit répondre aux exigences que la société lui impose, notamment en formant des jeunes capables de s’auto-employer. La transformation souhaitée par les plus hautes autorités, a-t-il conclu, passe nécessairement par la professionnalisation d’un certain nombre de programmes de formations disponibles ou à créer à l’Université de Lomé.





