L’Université de Lomé, en partenariat avec la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), a organisé le mercredi 22 avril 2026 une journée dédiée à la lutte contre la corruption à la Faculté de droit (FDD). Ouverte à l’ensemble des étudiants, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion de la culture de l’intégrité et de la bonne gouvernance au sein du milieu universitaire.
Tout au long de la journée, étudiants, enseignants et experts ont pris part à des échanges approfondis sur les enjeux, les mécanismes et les responsabilités liés à la lutte contre la corruption, un phénomène aux répercussions majeures sur les plans économique, social et politique.

Dans un souci d’efficacité pédagogique, les communications ont été adaptées aux différents niveaux d’études.
Les étudiants de Licence 1 et 2, réunis à l’amphithéâtre Ampah-Johnson, ont suivi une communication du Dr Dela Sorsy sur le thème : « Problématique de la lutte contre la corruption : enjeux et défis ». Cette intervention du docteur en éthique et philosophie politique a permis d’appréhender les fondements du phénomène, ses causes ainsi que ses impacts.
À l’amphithéâtre « 20 ans », les étudiants de Licence 3 et 4 ont assisté à l’exposé du Dr Atiyouwé Talaki, directeur de la Prévention à la HAPLUCIA. Dans sa communication intitulée « Mécanismes de lutte contre la corruption et participation citoyenne », l’accent a été mis sur le rôle essentiel des citoyens, en particulier des jeunes, dans la prévention et la dénonciation des pratiques corruptives.

Les étudiants de Licence 5 et 6 ont, pour leur part, approfondi leurs connaissances sur « La lutte contre la corruption au Togo : cadres juridique et institutionnel », thème développé par le professeur Akodah Ayewouadan. Cette session a permis de mieux cerner les dispositifs légaux et les institutions engagées dans cette lutte.
Des échanges de haut niveau pour les masters
Au niveau du Master, les étudiants en droit privé ont échangé avec le Dr Efoé Dosseh-Anyron, maître de conférences agrégé de droit privé, sur « Déontologie et responsabilité professionnelle », tandis que ceux en droit public ont suivi la communication du Dr Abdou-Fataou Tchagnao, maître de conférences en macro-économie, sur « Corruption et bonne gouvernance ». Ces interventions ont mis en exergue les exigences éthiques et les responsabilités qui incombent aux futurs juristes et cadres de l’administration.

Des étudiants satisfaits et engagés
Au terme de cette journée riche en enseignements, plusieurs étudiants ont exprimé leur satisfaction et leur prise de conscience.
Marie-Christève Schoula Aziamadji, étudiante en deuxième année, a déclaré : « Cette formation sur la lutte contre la corruption a été très enrichissante. Elle nous a permis de comprendre que des institutions existent pour nous accompagner et nous protéger en cas de dénonciation. Je suis heureuse d’y avoir pris part et remercie sincèrement les formateurs. »

Wedi Israël Kpodo-dra, également étudiant en deuxième année, a souligné que : « Cette conférence reflète une réalité que nous vivons au quotidien. Les jeunes doivent prendre conscience des conséquences de la corruption, d’autant plus que certains d’entre nous seront demain des décideurs. Il est essentiel de savoir comment y faire face. »
De son côté, Kodjo Yaveh Amegnaglo, étudiant en troisième année, a affirmé : « Cette sensibilisation a été un véritable honneur. La corruption est présente dans plusieurs sphères de la société. Nous avons appris des mécanismes pour la combattre. J’invite chacun, notamment les jeunes, à relayer ce message autour de lui, car l’avenir de notre pays en dépend. Ensemble, bâtissons la cité. »

L’Université de Lomé, acteur clé de la gouvernance vertueuse
Par cette journée anticorruption organisée au sein de la Faculté de droit, l’Université de Lomé confirme son rôle d’institution citoyenne, résolument engagée dans la formation de cadres intègres et responsables. En collaboration avec la HAPLUCIA, elle offre aux étudiants – futurs décideurs du pays – une prise de conscience essentielle et des outils concrets pour agir. Les témoignages des participants, empreints de gratitude et de détermination, montrent que la graine de l’intégrité a germé. L’Université de Lomé entend bien poursuivre ces initiatives, car bâtir un Togo plus juste et transparent commence par l’éducation et l’engagement de sa jeunesse.







