L’Université de Lomé a accueilli, le 13 mai 2026, la cérémonie de lancement et de dédicace de l’ouvrage La profession vétérinaire en Afrique subsaharienne : l’EISMV de Dakar, une grande école pionnière, écrit par le professeur François Adebayo Abiola. Organisée à l’initiative de l’École supérieure d’agronomie (ESA), cette rencontre scientifique et académique a réuni autorités universitaires, enseignants-chercheurs, professionnels vétérinaires et étudiants autour des enjeux de la formationdevétérinaire en Afrique et du rôle stratégique de cette profession dans le développement des États africains.
La cérémonie a été présidée par le professeur Tchangbédji Gado, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et président du Conseil d’administration de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) de Dakar. Plusieurs personnalités du monde académique, scientifique et professionnel y ont pris part, notamment le 1er vice-président de l’Université de Lomé, le professeur Komlan Batawila, le directeur de l’ESA, professeur A.E. Kulo, le directeur général de l’EISMV, professeur Yalacé Yamba Kaboret, le représentant du ministre de l’Agriculture, des représentants des Ordres nationaux des médecins vétérinaires, des pharmaciens et des médecins du Togo, ainsi que de nombreux enseignants-chercheurs et étudiants.

Dans son discours d’ouverture, le professeur Tchangbédji Gado a insisté sur l’évolution et l’importance stratégique de la profession de vétérinaire dans les sociétés contemporaines. Selon lui, « le vétérinaire, jadis uniquement professionnel de la santé animale, est aujourd’hui au carrefour de multiples professions en raison de la multidisciplinarité de sa formation ». Il a particulièrement souligné le rôle des vétérinaires dans la prévention des maladies transmissibles à l’homme, affirmant que « les vétérinaires sont à l’avant-garde des deux tiers des maladies humaines puisque les animaux en sont et restent les réservoirs ».
Évoquant les perspectives professionnelles offertes par cette filière, il a indiqué que « la demande en vétérinaires reste largement supérieure à l’offre sur le marché du travail », avant de rappeler que cette profession constitue également « une profession créatrice d’emplois » et ouvre la voie à de hautes responsabilités administratives et politiques.

Poursuivant son intervention, le professeur Gado Tchangbédji a déclaré que l’ouvrage présenté « ne doit pas être regardé comme un simple livre mais plutôt comme un ouvrage de soutien d’une profession ; celle du vétérinaire en Afrique ». Il a salué une œuvre qui « fait la promotion de la formation vétérinaire et incite les jeunes à s’y engager avec réalisme et conscience ».
Prenant la parole, le professeur Komlan Batawila, 1er vice-président de l’UL, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre académique qui contribue à mieux faire connaître la profession de vétérinaire aux jeunes générations. Il a encouragé les étudiants à saisir les nombreuses opportunités qu’offre cette filière, soulignant que « la profession vétérinaire est avant tout une profession centrale ».

La cérémonie a été marquée par la présentation officielle de l’ouvrage, des échanges nourris avec les participants, puis une séance de dédicace conduite par le professeur François Adebayo Abiola. Dans cet ouvrage, le professeur François Adébayo Abiola retrace l’évolution de la médecine vétérinaire en Afrique subsaharienne à partir de l’expérience de l’EISMV de Dakar, symbole de coopération universitaire africaine et d’intégration scientifique née après les indépendances. Il rappelle les origines de la discipline, de la première école vétérinaire créée en France en 1762 par Claude Bourgelat jusqu’au développement des structures africaines.
L’auteur présente l’EISMV comme une institution panafricaine majeure, ayant formé plusieurs générations d’étudiants dans un esprit de solidarité et d’excellence. Il met aussi en lumière les défis de la profession vétérinaire en Afrique, notamment la santé animale, les zoonoses, la production animale, la recherche, l’environnement et la souveraineté alimentaire, tout en soulignant les contributions des différents dirigeants de l’institution.

En guise de mot de clôture, le ministre Gado Tchangbédji a réaffirmé l’engagement du Togo à soutenir l’EISMV de Dakar et à poursuivre son plaidoyer auprès des Etats partenaires afin de garantir une formation vétérinaire de qualité au service du développement du continent. Une photo de famille et un cocktail de circonstance ont mis fin à la cérémonie de dédicace de l’ouvrage placée sous le signe de la valorisation du savoir, de la coopération universitaire africaine et de la promotion de la profession vétérinaire.








