L’Université de Lomé a accueilli, le samedi 14 février 2026, le lancement officiel de la 17ᵉ édition du concours international « Génies en Herbe OHADA ». Cette compétition académique de référence, dédiée à la promotion et à l’appropriation du droit OHADA par les étudiants et jeunes juristes des États membres, a réuni à l’auditorium de l’UL, un parterre d’autorités universitaires, d’enseignants-chercheurs, de magistrats, d’avocats, de doctorants, d’étudiants ainsi que des représentants d’institutions partenaires.
Initié pour stimuler l’excellence juridique et renforcer l’intégration africaine par le droit des affaires harmonisé, le concours s’est imposé au fil des éditions comme un rendez-vous incontournable du monde académique et professionnel. Il constitue un cadre d’émulation intellectuelle où les candidats s’affrontent autour d’épreuves exigeantes : plaidoiries, consultations juridiques, questions de culture générale OHADA et analyses de cas pratiques.

Une édition à forte portée symbolique pour le Togo
Cette 17e édition revêt une dimension particulière. Le Togo accueille en effet la compétition pour la deuxième fois de son histoire, après une première organisation saluée en 2019. Ce retour témoigne de la confiance renouvelée dans les capacités organisationnelles et académiques togolaises. L’événement intervient également dans un contexte institutionnel significatif, marqué par la présidence togolaise du Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Cette coïncidence confère à la compétition une portée stratégique et régionale accrue, renforçant la visibilité du Togo sur la scène juridique africaine.
Dans son allocution d’ouverture, le professeur Komlan Batawila, 1er vice-président de l’Université de Lomé, a insisté sur la dimension économique et stratégique du droit OHADA, précisant que l’enjeu dépasse largement le cadre académique : « L’objectif, c’est l’amélioration continue du climat des affaires dans les pays africains. C’est la clé de la confiance des investisseurs et du développement économique. » Il a souligné l’engagement de l’Université de Lomé à accompagner les initiatives qui valorisent la formation pratique et l’excellence.

Une école d’excellence et un vivier de talents africains
Prenant la parole, le Project Manager de la 17e édition, Maître Godwin Têko Seyram Amenyinu, a mis en lumière la résilience du concours, qui a su se maintenir malgré les crises ayant affecté certaines éditions précédentes. Il a rappelé que, depuis plus d’une décennie, cette compétition a contribué à révéler et à former des talents devenus aujourd’hui magistrats, avocats, fiscalistes ou enseignants-chercheurs : « En plus d’une décennie, nous avons réussi à former des génies du droit. Le concours est désormais un véritable vivier d’experts africains. » Au-delà de la compétition, « Génies en Herbe OHADA » est perçu comme une pépinière de compétences, un espace où rigueur, méthode et capacité d’argumentation sont cultivées avec exigence.
Le président du Comité international a insisté sur cette dimension formative : « Au-delà de la compétition, ce concours est une école d’excellence, une forge de juristes capables de penser avec méthode, d’argumenter avec précision et de défendre avec conviction. »

Une aventure humaine au service de l’intégration africaine
Dans sa leçon inaugurale, le secrétaire permanent de l’OHADA, le professeur Mayatta Ndiaye Mbaye, a pour sa part retracé l’évolution du concours depuis son internationalisation en 2009. Il a souligné l’esprit de fraternité et de solidarité qui caractérise cette initiative, qui dépasse le simple cadre académique pour devenir une véritable aventure humaine favorisant les échanges interculturels et la construction d’un réseau panafricain de jeunes juristes partageant une même vision de l’intégration par le droit. « Au-delà de la compétition, ce concours est une école d’excellence, une forge de juristes capables de penser avec méthode, d’argumenter avec précision et de défendre avec conviction »,a-t-il indiqué.
Pour l’Université de Lomé, l’organisation de cette 17e édition constitue une opportunité stratégique de consolider son positionnement en tant qu’acteur majeur de la formation juridique en Afrique de l’Ouest. En accueillant étudiants et encadreurs venus de différents pays membres de l’OHADA, le Togo se positionne comme un carrefour d’échanges intellectuels et juridiques.

Un calendrier bien rythmé pour une édition 2026 très attendue
À travers cette compétition, l’ambition est claire : préparer une nouvelle génération de juristes capables d’accompagner la transformation économique du continent.
Le chronogramme de cette 17e édition s’annonce déjà chargé et passionnant. Les sélections nationales se dérouleront dans les différents pays participants de mars à juillet 2026. Le cas hypothétique, support central de la compétition, sera publié le 1er juin 2026, suivi des inscriptions des équipes à la mi-juillet. Les concurrents devront déposer leurs mémoires au plus tard le 31 juillet 2026. La phase internationale se tiendra en septembre 2026, avec l’accueil des délégations à Lomé prévu du 9 au 11 septembre. La finale internationale, moment tant attendu, se déroulera du 12 au 19 septembre 2026, avant le départ des délégations les 20 et 21 septembre 2026.

Le concours international « Génies en Herbe OHADA » s’affirme ainsi comme un levier essentiel de formation et d’intégration juridique en Afrique. En conjuguant rigueur académique, esprit de compétition et engagement institutionnel, il contribue à forger des professionnels aptes à jouer un rôle déterminant dans l’harmonisation du droit des affaires et la consolidation d’un environnement économique stable et sécurisé. À Lomé, le lancement de cette 17e édition marque donc bien plus qu’un simple rendez-vous académique : il symbolise l’engagement renouvelé du Togo et de l’Université de Lomé en faveur de l’excellence juridique et de l’intégration africaine par le droit.





