Du 8 au 12 décembre 2025, Lomé accueille le 9ᵉ Congrès panafricain, un événement majeur consacré au renouveau du panafricanisme et au rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales. En marge de ce sommet, il a été organisé, le mardi 9 décembre, à l’Université de Lomé, une rencontre panafricaine avec la jeunesse dans l’amphithéâtre Ampah-Johnson, autour du thème : « L’idéal panafricain dans le contexte actuel : enjeux pour les jeunes et perspectives pour une Afrique nouvelle, forte et souveraine ».
Dans un amphithéâtre plein à craquer, étudiants des universités publiques et privées du Togo, jeunes venus des cinq régions d’Afrique, de la diaspora (notamment Haïti) et des communautés d’ascendance africaine, ont pris part à cette rencontre historique. L’événement a permis un dialogue direct entre la jeunesse et des personnalités universitaires, politiques et diplomatiques de haut rang, parmi lesquelles S.EM. Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali, S.E.M. Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères du Niger, M. Aurélien Agbenonci, ancien ministre béninois des Affaires étrangères, S.E.M. Sidi Zakari, ambassadeur du Niger au Togo, professeur Essohanam Batchana, représentant du président de l’Université de Lomé, professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, professeur Franklin Nyamsi, conférencier du jour.

Un cadre de réflexion pour une Afrique nouvelle
La rencontre a constitué un véritable espace de dialogue et d’inspiration pour la jeunesse panafricaine. Dans son allocution de bienvenue, le professeur Essohanam Batchana, représentant le président de l’Université de Lomé, a exprimé la fierté et la responsabilité de l’institution à accueillir un tel forum. Il a insisté sur la nécessité de donner à la jeunesse les moyens de penser et de construire une Afrique nouvelle, confiante et souveraine. « Offrir un cadre de réflexion à la jeunesse, c’est jeter les bases d’une Afrique nouvelle, forte, confiante et souveraine. Vous êtes cette Afrique qui invente et refuse la résignation », a-t-il indiqué

Le Dr Koffi Agnide, représentant le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Togo, a pour sa part souligné l’importance stratégique de la tenue de cette rencontre à l’Université de Lomé. Selon lui, ce choix traduit la volonté des autorités togolaises de mobiliser la jeunesse autour des enjeux du panafricanisme : « S’il est prévu la tenue de cette rencontre à l’Université de Lomé, cela démontre l’importance que les premières autorités du Togo accordent à la jeunesse. Le président du Conseil a voulu que cette conférence se tienne ici pour que l’on puisse mobiliser la jeunesse autour des enjeux et des débats liés au panafricanisme. »

La conférence du professeur agrégé de philosophie Franklin Nyamsi a marqué les esprits par la force de son discours. Il a dénoncé les vices internes qui minent les sociétés africaines, notamment le tribalisme, qu’il a qualifié de « racisme africain particulier » : « Nous ne sommes pas attentifs au fait que quand nous dénonçons le racisme et le colonialisme occidental, nous ne sommes pas aussi courageux pour dénoncer le tribalisme de proximité dont nous Africains sommes des champions ». Il a insisté sur l’éducation comme clé de transformation et a exhorté la jeunesse à se cultiver et à prendre en main son destin : « La clé face à ces vices, c’est l’éducation. Cultivez-vous, osez sortir des sentiers battus et prenez en main votre destin », a-t-il insisté. En signe de son engagement, le professeur Nyamsi a offert son dernier ouvrage « L’IMPERIAL-TERRORISME : Forme actuelle de l’agression occidentale et moyen-orientale contre l’Afrique & Preuves irréfutables de l’offensive de l’OTAN en Afrique » à l’Université de Lomé, renforçant ainsi le lien entre la réflexion intellectuelle et l’action citoyenne.

Objectifs et résultats attendus
La rencontre avec la jeunesse panafricaine visait à offrir aux étudiants et jeunes venus d’Afrique et de la diaspora un cadre privilégié d’échanges interactifs avec des personnalités universitaires et diplomatiques de haut rang. Elle avait pour ambition de sensibiliser la jeunesse aux enjeux contemporains du panafricanisme, de l’aider à mieux comprendre son parcours historique et ses défis actuels, tout en l’interpellant sur ses rôles et responsabilités dans le renouveau du mouvement. En donnant la parole aux jeunes, l’Université de Lomé a voulu susciter des réflexions nouvelles, des propositions d’actions concrètes et des engagements durables pour une Afrique plus souveraine, plus unie et plus résiliente.
Les résultats attendus de cette rencontre se traduisent par une meilleure appropriation de l’idéal panafricain par la jeunesse, une prise de conscience accrue de son rôle stratégique dans la transformation du continent et l’élaboration de recommandations pertinentes intégrées aux travaux du 9e Congrès panafricain. L’événement a ainsi permis de renforcer la confiance des jeunes en leur capacité à contribuer à la dignité, à la justice et à la souveraineté de l’Afrique, tout en affirmant leur place au cœur des débats sur l’avenir du continent.

L’Université de Lomé, catalyseur du renouveau panafricain
En accueillant cette rencontre avec la jeunesse dans le cadre du 9ᵉ Congrès panafricain, l’Université de Lomé s’est affirmée comme un lieu stratégique de réflexion et d’action pour l’avenir du continent. Les interventions du professeur Essohanam Batchana, du Dr Koffi Agnide et du professeur agrégé Franklin Nyamsi ont montré que le panafricanisme ne peut se concevoir sans l’engagement des jeunes, force vive et ressource stratégique de l’Afrique. Les échanges ont permis de mettre en lumière leur rôle incontournable dans la construction d’une Afrique nouvelle, forte, unie et souveraine.

À travers cette initiative, l’Université de Lomé réaffirme son ambition de former une jeunesse consciente, cultivée et audacieuse, capable de relever les défis du continent et d’inscrire son action dans une dynamique de dignité, de justice et de souveraineté. Plus qu’un simple événement, cette rencontre marque une étape décisive dans la mobilisation des jeunes autour du panafricanisme et confirme la vocation de l’Université de Lomé à être un catalyseur du renouveau africain.









