La salle de Conférence du Wascal de l’Université de Lomé abrite ces 12 et 13 août, un atelier de formation sur l’organisation d’un hackathon dans l’agroalimentaire. Initié par le projet CHAIN, ce programme rassemble des étudiants en Master à l’Ecole supérieure d’agronomie (ESA) et à l’École supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA). Il vise à les outiller sur les contours d’un hackathon, son organisation et à servir de tremplin de création et d’innovation entre les participants.
Une soixantaine d’étudiants en Master prennent part à ces activités prévues dans le cadre du projet CHAIN (Cooperation for Holistic Agriculture Innovation and Nets in Sub-Saharan Africa). Durant deux jours, étudiants et enseignants de l’ESA et de l’ESTBA (re)découvrent les contours de la planification, l’organisation et l’exécution d’un hackathon (un projet collaboratif), avec pour finalité principale de contribuer à travers des idées innovantes à trouver des solutions aux problèmes de la chaîne de valeur dans l’agroalimentaire au Togo et en Afrique. Dénommée Hackathon Training Workshop, l’activité consiste à mettre en lumière la chaîne de valeur dans l’agroalimentaire pour ces étudiants spécialisés à deux niveaux différents de ladite chaîne.

« L’objectif général de cet atelier est de vous amener (participants) à comprendre le concept de l’hackathon et son application dans le domaine agricole et agroalimentaire », a déclaré le professeur Koffi Yovo, chef du département d’agroéconomie à l’ESA, à l’ouverture des travaux. « Ladite activité revêt un intérêt primordial parce qu’elle va encourager la collaboration interdisciplinaire, stimuler l’innovation rapide et concrète et valoriser les talents locaux. Elle va également permettre de promouvoir de nouvelles techniques culturales et d’élevage, d’innover pour la sécurité alimentaire et de promouvoir les circuits courts, les technologies low cost ainsi que les énergies renouvelables. Il s’agit d’une technique d’apprentissage fondée sur l’entrepreneuriat et l’employabilité, d’où son intérêt pour nous, participants à cet atelier », a-t-il ajouté. Ensemble, les participants « contribueront à résoudre les problèmes liés à toute la chaîne de valeur agroalimentaire, en partant du champ jusqu’à l’assiette », précise, pour sa part, Dr Tchamyè Boroze, maître de conférences, directeur adjoint de l’École Polytechnique de Lomé, membre du comité de pilotage du projet Chain à l’Université de Lomé.

La première journée de ce workshop va consister en une phase théorique d’apprentissage et de formation sur les enjeux d’un hackathon dans l’agroalimentaire. Suite à cette première journée, les participants rivaliseront d’innovation et de créativité en mettant en pratique les acquis de la formation à travers un hackathon lors de la deuxième journée. Les innovations proposées porteront sur la résolution des problèmes rencontrés dans le domaine de la culture et de la transformation des produits agricoles. Selon le professeur Agnassim Banito, chef de département de phytotechnie à l’ÉSA et coordonnateur du projet CHAIN, « le deuxième jour sera pour les cas pratiques de hackathon qui seront exposés et les étudiants eux-mêmes vont utiliser les connaissances, les informations de la présentation du premier jour pour pouvoir résoudre les problèmes concrets. Cette édition permettra de booster la capacité de réaction des participants face aux problèmes liés à l’agriculture dans leur ensemble, que ce soit la production, la transformation ou le montage même de projets en lien avec l’agriculture ».

Lancé depuis 2023 pour trois ans, le projet CHAIN regroupe six universités dont trois en Afrique subsaharienne, parmi lesquelles figure l’Université de Lomé. Coordonné par l’Université des Sciences Appliquées de Triesdorf en Allemagne, le projet ambitionne de transformer la formation agricole et d’améliorer l’employabilité des étudiants à travers des approches innovantes et collaboratives.





