L’Université de Lomé et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo ont franchi, ce 17 avril 2026, une étape décisive dans leur collaboration avec la signature d’un accord-cadre de partenariat visant à rapprocher durablement le monde académique et le secteur privé togolais. La cérémonie de signature s’est déroulée à la salle Prof. Koffi Ahadzi-Nonou de la présidence de l’université, en présence du directeur de cabinet du président de l’Université de Lomé (UL), Dr Kodjo Sosoe, du directeur adjoint de la Direction de l’Information, des Relations extérieures, de la Coopération et des Prestations de services (DIRECOOPS), Dr Kokou Azamédé, d’une forte délégation de la Chambre de Commerce (CCI-Togo), des enseignants-chercheurs et des étudiants.
L’accord-cadre qui lie désormais l’UL et la CCI-Togo, ambitionne de renforcer les passerelles entre formation universitaire et exigences du marché de l’emploi, à travers la mise en œuvre d’initiatives concrètes adaptées aux défis actuels : employabilité des jeunes, compétitivité des entreprises et insertion professionnelle durable.

Des axes de coopération clairement définis
L’article 2 du document fixe les principaux domaines d’intervention : la recherche et le développement ; la mise en œuvre de projets conjoints ; la formation et le renforcement des compétences ; le soutien à l’entrepreneuriat ; la mobilité des étudiants ; la promotion de l’innovation et de la compétitivité ainsi que la formation en langues étrangères.
Adapter la formation aux réalités du marché
Pour le président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounaké, cet accord marque un tournant dans la philosophie de la formation universitaire. Selon lui, il ne s’agit plus de « former pour former », mais de proposer des cursus en adéquation avec les besoins réels du secteur privé et des entreprises.
Dans cette dynamique, plusieurs projets structurants sont annoncés dès la prochaine rentrée académique, notamment : la création d’une école de commerce axée sur les techniques de négociation, l’analyse des accords et la gestion de projets ; l’ouverture, en partenariat avec la Chambre de commerce, d’un centre des métiers délocalisé à Aného ainsi qu’une école de formation en mécanique.

Le secteur privé en quête de compétences adaptées
De son côté, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, le Dr Kwassi Simenou, a insisté sur la nécessité d’une meilleure adéquation entre formation et emploi. Il a souligné que l’État ne peut plus absorber à lui seul le flux de diplômés, d’où l’importance d’un secteur privé capable d’intégrer ces jeunes talents.
Il a également évoqué une difficulté récurrente rencontrée par les opérateurs économiques togolais à l’international : la barrière linguistique. Pour y remédier, la création d’un centre de formation en langues orienté « business » est envisagée, afin de renforcer la compétitivité des hommes d’affaires togolais sur les marchés extérieurs.

Une coopération gagnant-gagnant
Pour le Dr Kokou Azamédé (MC), directeur adjoint en charge de la Coopération universitaire, cette convention ouvre la voie à une coopération fructueuse et structurée. Elle favorisera notamment : la mobilité des étudiants ; l’enrichissement des compétences ; l’accès facilité à l’emploi et la mise à disposition, pour les opérateurs économiques, de ressources humaines qualifiées.
Le soutien à l’entrepreneuriat apparaît également comme un levier majeur pour encourager l’auto-emploi des jeunes, tandis que la formation en langues étrangères contribuera à lever les obstacles liés aux échanges internationaux.

Un dispositif de suivi pour garantir les résultats
Afin d’assurer l’efficacité de cet accord, un comité de suivi et d’évaluation a été mis en place. Sa mission sera de coordonner les actions, d’évaluer les résultats, d’explorer de nouvelles pistes de collaboration et de valoriser les initiatives entreprises.
Par cet engagement commun, que les deux parties signataires espèrent fécond, l’Université de Lomé et la Chambre de commerce et d’industrie du Togo entendent ainsi poser les bases d’un partenariat durable, au service du développement économique et de l’insertion professionnelle des jeunes au Togo.










