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UL/REUNION : Du suivi-évaluation pour les CEA

UL/REUNION : Du suivi-évaluation pour les CEA

Le 30 mai 2022, la salle Gbeassor a servi de cadre à une réunion d’information. Le Président de l’Université de Lomé, le professeur Dodzi Komla Kokoroko, s’informait, du niveau d’exécution des projets de chaque Centre d’Excellence Africain (CEA). Ses interlocuteurs étaient, les membres de la Commission Scientifique et Pédagogique (CSP), les responsables des centres et des personnes ressources. A l’issue des échanges, de nouvelles orientations ont été suggérées aux CEA, dans la perspective d’améliorer la qualité et la pertinence des compétences pour un impact plus accru sur le développement durable. 

Les responsables des trois Centres d’Excellence Africains dont regorge l’Université de Lomé, ont été soumis à un exercice pour le moins inhabituel durant cette réunion, initiative du président de l’Université de Lomé. Ils avaient pour mission de présenter devant un comité restreint d'universitaires, l’état d’avancement des indicateurs liés aux différents décaissements (ILD) de leur projet respectif. Il ressort de leurs présentations, des avancées notables, mais encore des défis à surmonter, pour parvenir à la réalisation des objectifs fixés dès la mise en place desdits centres. Au nombre de ces défis à relever, on note : l’insuffisance de ressources humaines compétentes, les difficultés à respecter les délais dans le recrutement des étudiants, la lenteur observée dans les passations des marchés ou les procédures de décaissements des fonds et le manque de visibilité des CEA.

Pour le Professeur Dodzi Komla KOKOROKO, il existe une solution à chaque défi soulevé. « Il faudrait certes que les CEA cessent de travailler intra-muros pour s’ouvrir davantage aux autres compétences disponibles à l’UL, dans la sous-region et dans le secteur de l’entrepreneuriat. Il s’avère dès lors nécessaire que les CEA nouent des partenariats pertinents pour plus d’impacts ». En plus concret, selon les propos du président de l’UL, le CERSA, par exemple, devrait approcher les trois ministères clés qui financent l’entrepreneuriat agricole (le ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, le ministère chargé de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel, et le ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes). Il n’a pas, non plus, manqué d’inviter le CERME et le CERViDA, à accroître leur impact sur la mise en œuvre de la décentralisation et de l'électrification au Togo. Dans cette optique, « la mutualisation des ressources humaines devrait être la première approche face au déficit de personnel compétent avant d’explorer les pistes qui mènent à l’appui de l’Etat », a-t-il souligné. 

En saluant l’initiative de cette rencontre, les participants ont émis le souhait qu’en dehors des critères internationaux, l’UL se fixe ses propres objectifs en interne pour ses CEA. Cette réunion est la parfaite illustration de l’efficacité du mécanisme d’évaluation interne, des Centres d’Excellence Africains (CEA), mis en place par l’UL. Elle constitue également, un exercice test pour les CEA de l’UL qui participeront du 13 au 17 juin, à l’atelier régional de l’AUA et de la Banque Mondiale avec les centres d’excellence africains à Cotonou, au Benin.