Les Écoles doctorales (ED730-LH, ED731-DEG et ED732-STIS) de l’Université de Lomé, en collaboration avec le Centre de pédagogie universitaire (CEPU), ont organisé un séminaire doctoral de formation sur le thème « Éthique et déontologie de la recherche ». Cet événement, tenu les 03 et 04 juillet 2025 à la salle F du Bloc pédagogique II, a réuni des doctorants de diverses disciplines pour aborder des questions fondamentales liées à l’intégrité scientifique.
Ce séminaire doctoral s’inscrit dans une démarche proactive des Écoles doctorales de l’Université de Lomé visant à consolider les fondements éthiques de la recherche scientifique. La formation, conçue comme un impératif académique, répond à un double objectif : sensibiliser les doctorants aux enjeux cruciaux de l’intégrité intellectuelle tout en leur fournissant les outils concrets pour mener des recherches irréprochables.
Les thématiques abordées durant ces deux jours couvraient l’éthique et la déontologie dans la recherche, les mécanismes de prévention du plagiat, ainsi que l’utilisation des plateformes d’analyse anti-plagiat. Ces modules ont été soigneusement sélectionnés pour couvrir l’ensemble des défis auxquels sont confrontés les jeunes chercheurs. Le professeur Koudzo Sokemawu, directeur de l’ED730-LH, a souligné l’urgence de cette démarche : « Dans un paysage académique de plus en plus exigeant, où la qualité et l’originalité des travaux sont constamment évaluées, maîtriser ces aspects n’est plus une option, mais une nécessité absolue pour tout chercheur aspirant à l’excellence ».

Jour 1 : Les fondements de l’éthique en recherche
La première journée, animée par le professeur Bilakani Tonyeme, expert en pédagogie universitaire, a débuté par une réflexion approfondie sur l’éthique et la déontologie dans la recherche. Les participants ont été invités à réfléchir aux enjeux moraux liés à la collecte des données, au consentement des sujets d’étude et à la transparence méthodologique. « L’éthique n’est pas une contrainte, mais un cadre qui valorise la recherche », a rappelé le professeur Tonyeme. Son intervention a été suivie d’un module sur les bases de l’éthique de la recherche, où les doctorants ont discuté des principes clés tels que l’honnêteté, le respect des droits d’auteur et la rigueur scientifique.
M. Pari, doctorant en sciences économiques, a partagé son expérience : « Ce séminaire m’a permis de comprendre que l’éthique est au cœur de toute démarche scientifique. Les cas pratiques présentés nous ont montré les conséquences graves des manquements éthiques ».

Jour 2 : La lutte contre le plagiat et les outils d’analyse
La seconde journée, consacrée à la question du plagiat, a une nouvelle fois été introduite par le professeur Tonyeme. Il a expliqué les différentes formes de plagiat, volontaire ou involontaire, l’auto-plagiat, et leurs implications juridiques et académiques. « Le plagiat n’est pas seulement une fraude, c’est un vol intellectuel qui sape la crédibilité de la recherche », a-t-il martelé.
Dr Achille Candide Kouawo, maître de conférences à l’Institut national des sciences de l’éducation (INSE) et directeur du CEPU, a ensuite pris le relais pour présenter les outils d’analyse anti-plagiat, en mettant l’accent sur la plateforme eplagiat.onlie du CAMES. Une démonstration pratique a permis aux doctorants de se familiariser avec les techniques de détection et les bonnes pratiques pour éviter le plagiat, comme la citation rigoureuse des sources et l’utilisation de logiciels de vérification.
Mlle Akouvi, doctorante en lettres, a témoigné : « Je ne savais pas que certaines paraphrases pouvaient être considérées comme du plagiat. La formation sur les outils anti-plagiat a été très concrète et utile pour la rédaction de ma thèse ».

Des échanges enrichissants et une forte mobilisation
Les pauses entre les sessions ont été l’occasion pour les doctorants d’échanger avec les formateurs et entre eux. Les discussions ont porté sur des cas concrets rencontrés dans leurs travaux respectifs, renforçant ainsi l’aspect interactif du séminaire. Le comité d’organisation a salué la forte participation et l’engagement des doctorants. « La présence massive et l’intérêt manifesté montrent que ces questions préoccupent réellement la communauté scientifique de notre université », a déclaré un membre du CEPU.

Vers une recherche plus intègre et plus crédible
Ce séminaire a été une réussite tant sur le plan pédagogique que sur celui de la mobilisation. Il a permis aux doctorants de l’Université de Lomé (UL) de renforcer leurs compétences en éthique et déontologie, des éléments indispensables pour mener des recherches de qualité et contribuer au développement scientifique du Togo et de l’Afrique. En rendant cette formation obligatoire, les autorités universitaires réaffirment leur engagement à former une nouvelle génération de chercheurs capables de répondre aux standards internationaux tout en préservant les valeurs fondamentales de l’intégrité académique.
Le professeur Sokemawu a conclu en annonçant la pérennisation de cette initiative : « Ce séminaire sera désormais un rendez-vous annuel, avec des thématiques élargies pour couvrir tous les aspects de l’intégrité scientifique ». Le rendez-vous est donc pris pour l’édition 2026, avec l’ambition de faire de l’Université de Lomé un modèle en matière d’éthique de la recherche.


