Dans le cadre du projet « Sauver des vies et des substances » par la pharmacovigilance SLL-PV/UL-Togo, une cérémonie de remise de matériel s’est tenue le lundi 04 août 2025, à la salle de réunion de la Faculté des Sciences (FDS) de l’Université de Lomé. Cette initiative, coordonnée par le professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé et responsable du projet de pharmacovigilance, vise à renforcer l’efficacité des dispositifs de surveillance des effets indésirables liés à la prise de médicaments et de vaccins.
Au début de la cérémonie, le professeur Batawila a rappelé que la pharmacovigilance consiste à collecter et à analyser des données sur les effets indésirables provoqués par les médicaments. Ces informations sont ensuite transmises aux autorités sanitaires compétentes pour orienter les décisions relatives à l’utilisation des médicaments, qu’ils soient efficaces ou à risque. « La pharmacovigilance, c’est l’alerte sur les effets indésirables. Le médicament est censé soigner, mais parfois, il peut provoquer des réactions que le corps ne tolère pas, voire déclencher d’autres maladies », a-t-il souligné.

Un matériel adapté pour des données fiables
La remise de matériel s’inscrit dans la continuité de la deuxième phase du projet, marquée par la formation des agents de terrain. « Nous nous sommes rendu compte que les agents sur le terrain utilisaient du matériel vétuste, ce qui compromet la fiabilité des données collectées », a expliqué le professeur Batawila. C’est donc pour pallier cette insuffisance que le projet a investi dans l’acquisition de nouveaux équipements adaptés aux besoins principalement du personnel du ministère de la Santé, en première ligne sur le terrain pour la collecte des données.
Parmi les matériels remis figurent des tablettes, des ordinateurs, des téléphones portables, des écrans, ainsi que des vidéoprojecteurs destinés à la collecte des données et aux campagnes de sensibilisation. « Bientôt, nous allons commencer la sensibilisation avec du matériel mobile. Au fur et à mesure que nous visiterons les districts, les équipes pourront projeter des messages de prévention et d’éducation sanitaire », a précisé le professeur Batawila. Ces séances visent à informer la population sur les risques liés à la mauvaise utilisation de médicaments et à encourager le signalement des effets indésirables.

Cette remise représente une première livraison, le reste du matériel étant encore attendu. Néanmoins, le coordonnateur du projet a insisté sur l’importance de ne pas retarder le démarrage des activités. « Nous ne voulons pas attendre que tout le matériel soit livré pour commencer à travailler. Cette remise nous permet déjà de renforcer les capacités de ceux qui collectent les données », a-t-il affirmé.
Des retombées positives pour la population
L’objectif ultime du projet est de protéger la population en améliorant la qualité du système de pharmacovigilance. « Une fois les capacités des agents renforcées, ils seront mieux outillés pour remonter des données fiables. Ces données permettront d’alerter les autorités sanitaires sur les bons ou les mauvais médicaments, au bénéfice de la population », a conclu le professeur Batawila. Ainsi, le projet contribue à une meilleure prise de décision en matière de santé publique, à travers l’identification des médicaments de qualité et l’élimination de ceux potentiellement dangereux pour la population.
Le projet Sauver des vies et des substances est une initiative structurante qui, au-delà de la logistique, incarne une nouvelle dynamique de rigueur, de prévention et de veille sanitaire au service de toute la population togolaise. À travers cette remise de matériel, l’Université de Lomé réaffirme son engagement dans la lutte pour une médecine plus sûre et plus efficace au Togo, en partenariat étroit avec le ministère de la Santé et les acteurs du système de santé publique.





