L’Université de Lomé a donné le coup d’envoi de la 2ᵉ édition de la Semaine d’Étude Mathématiques-Entreprises (SEME 2025), ce lundi 10 novembre 2025, dans le grand amphithéâtre de l’UniPod. Organisée par l’École polytechnique de Lomé (EPL-UL) dans le cadre du programme PeA-IMPACT, soutenue par l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence nationale de la recherche (ANR), cette initiative stratégique réunit pendant cinq jours une vingtaine de doctorants, des enseignants-chercheurs et plusieurs entreprises partenaires autour de défis industriels concrets nécessitant une expertise mathématique avancée.
La cérémonie d’ouverture, présidée par la 2ᵉ vice-présidente de l’Université de Lomé, la professeure Kafui Kpégba, a rassemblé l’ensemble des acteurs impliqués dans cette collaboration inédite entre le monde académique et le secteur économique. Dans son discours d’ouverture, la professeure Kpégba a souligné « l’immense fierté » que représente cet événement, rappelant que « les mathématiques ne se limitent pas à un champ théorique, mais sont un outil puissant de transformation du réel, un levier majeur de l’innovation et du développement économique ». Elle a également salué l’importance de cette édition 2025 qui s’inscrit dans le cadre des célébrations du 55ᵉ anniversaire de l’Université de Lomé.

Le rapprochement université-entreprises au cœur de l’innovation
Le directeur de l’EPL, le professeur Kondo Hloindo Adjallah, a dans son mot de bienvenue insisté sur la nécessité de « créer des ponts durables entre la recherche fondamentale et les applications industrielles ». Il a rappelé que « la SEME représente une opportunité unique pour nos doctorants de confronter leurs connaissances théoriques à des problématiques réelles du monde socio-économique ».
Dr Sena Apéké a ensuite présenté les différents sujets soumis par les entreprises participantes, couvrant des domaines variés allant de l’optimisation des processus industriels à la modélisation prédictive en passant par l’analyse de données massives. Ces problématiques concrètes seront travaillées pendant toute la semaine par des équipes de quatre doctorants encadrés par des coaches issus de l’Université de Lomé, de l’UTT, de l’UTBM et de l’IMT Albi et des universités partenaires françaises.

Un programme structuré pour maximiser l’impact
Le Dr Kossi Atchonouglo (MC), représentant l’équipe de coordination du programme PeA-IMPACT, a détaillé le déroulement de la semaine : « Après cette cérémonie d’ouverture, les participants travailleront en ateliers collaboratifs jusqu’à jeudi après-midi. Vendredi matin, les groupes présenteront leurs résultats devant un jury mixte composé d’universitaires et de professionnels, avant la cérémonie de clôture et de remise des prix ».
Un représentant d’entreprise partenaire a exprimé son enthousiasme : « Nous voyons en cette SEME une occasion exceptionnelle d’accéder à des solutions innovantes et de découvrir l’utilité pratique des mathématiques dans notre secteur. C’est aussi pour nous l’opportunité de repérer de jeunes talents susceptibles de rejoindre nos équipes ».

La formation par la pratique au service du développement
La professeure Kpégba a insisté sur la dimension pédagogique de l’événement : « En permettant à nos doctorants d’interagir directement avec les entreprises, la SEME offre une plateforme d’apprentissage expérientiel unique où la science rencontre la pratique. Cette approche est essentielle si nous voulons que nos universités deviennent des acteurs moteurs de l’innovation au service du développement durable ».
Le programme comprend également un volet important de renforcement des capacités, avec un accompagnement personnalisé des jeunes chercheurs par des experts confirmés. Dr Apéké, chargé de la présentation des équipes et des coaches, a souligné que « chaque groupe bénéficiera du suivi de trios d’encadrement comprenant au moins un industriel, garantissant ainsi l’adéquation entre les travaux de recherche et les attentes du terrain ».

Perspectives et retombées attendues
Cette deuxième édition marque une étape importante dans la montée en puissance du programme, avec une participation élargie à l’ensemble des doctorants de l’Université de Lomé. Elle témoigne de la volonté institutionnelle de démocratiser les bonnes pratiques issues du programme PeA-IMPACT et d’en faire bénéficier l’ensemble de la communauté universitaire.
Les retombées attendues sont multiples : pour les doctorants, l’acquisition de compétences pratiques et la validation de crédits de formation scientifique ; pour les entreprises, l’accès à des solutions innovantes et une meilleure compréhension de l’utilité des mathématiques dans leur secteur ; pour l’université, le renforcement de son ancrage territorial et de sa contribution au développement économique national.

Alors que les travaux viennent de commencer, l’ambiance est à l’effervescence créative dans les différents ateliers. Les participants ont jusqu’à vendredi pour développer des approches de solution originales aux problèmes soumis, dans un esprit de collaboration et d’excellence qui caractérise l’engagement de l’Université de Lomé pour une recherche utile et transformatrice.




