Une rencontre tripartite marquante a réuni le jeudi 12 juin 2025, la Direction de l’Information, des Relations extérieures, de la Coopération et des prestations de services (DIRECOOPS), la Fondation Baobab et l’Association espagnole José Guardia Necesidades sin Fronteras, à la présidence de l’Université de Lomé (UL). Objectif : redynamiser et élargir les collaborations historiques entre l’UL et ses partenaires internationaux, avec des perspectives ambitieuses pour les étudiants, enseignants et chercheurs.
Ouverte par le professeur Koffi Nutefé Tsigbé, directeur de la DIRECOOPS, la réunion a mis en lumière les liens solides unissant l’UL à l’Université de Granada, grâce à l’appui de la Fondation Baobab et de l’Association José Guardia. Cette dernière, active dans l’octroi de bourses aux étudiants togolais et la lutte contre la pauvreté, a été saluée pour son engagement. Le professeur José Antonio Namanjo Rodriguez, vice-recteur de l’Université internationale d’Andalousie, et José Guardia Ruiz, président de l’Association, ont réitéré leur volonté de renforcer ces synergies.
Les discussions ont permis de revisiter les programmes Erasmus+, avec un focus sur l’augmentation des mobilités étudiantes et enseignantes. Toutefois, les participants ont noté un déséquilibre : si de nombreux étudiants de l’UL se forment à Granada, les flux inverses restent limités. Pour y remédier, la mobilité des enseignants a été identifiée comme un levier clé. Une bonne nouvelle a été annoncée : trois étudiants espagnols rejoindront l’UL dès la rentrée 2025-2026, marquant un premier pas vers un échange plus équilibré.

Des projets concrets pour l’avenir
Parmi les avancées significatives, la création d’un « Centre de genre et d’inclusion » a été évoquée, reflétant la volonté commune de promouvoir l’équité et l’innovation sociale. Par ailleurs, la Fondation Baobab a exprimé son intention d’étendre son bâtiment pour accroître ses capacités pédagogiques. Ce projet, financé intégralement par la Fondation, fera l’objet d’une demande d’autorisation officielle adressée au président de l’UL, avec un suivi assuré par la DIRECOOPS.
Autre point fort : la prochaine réunion tripartite, prévue en novembre 2025 à la Maison Baobab, intégrera des acteurs clés comme le chef du département d’Études ibériques et le doyen de la Faculté des lettres, langues et arts (FLLA). Cette approche inclusive vise à consolider les liens entre la FLLA et la Fondation, tout en explorant de nouveaux champs de collaboration, tels que des cours de spécialisation ou des projets de recherche conjoints en master et doctorat.
Une délégation de l’Université de Granada, conduite par le professeur Venceslas Martin Rosales, directeur des Relations internationales, sera également à Lomé à cette occasion. Les travaux porteront sur des initiatives concrètes pour booster la recherche et les échanges académiques.

Des infrastructures au service de la communauté universitaire
La Fondation Baobab a rappelé que ses espaces – salle de réunion et apatam – sont disponibles pour les activités pédagogiques de l’UL. Les utilisateurs potentiels sont invités à adresser une demande officielle au moins deux semaines à l’avance, illustrant ainsi la mutualisation des ressources au profit de la communauté estudiantine.
Vers une coopération tripartite élargie
Cette rencontre a acté l’élargissement du partenariat UL-Université de Granada à une collaboration tripartite incluant la Fondation Baobab et l’Association José Guardia. Cette dynamique ouvre des perspectives inédites, comme l’organisation de visites croisées entre les présidents des deux universités pour consolider les acquis. Les participants ont salué l’excellence des relations qualifiées « d’historiques », tout en appelant à une concrétisation rapide des projets discutés.

La réunion s’est achevée sur une note de satisfaction générale, avec l’engagement ferme de toutes les parties à transformer ces pistes en réalisations tangibles. Pour le professeur Tsigbé, directeur en charge de la Coopération universitaire, « cette collaboration renouvelée incarne l’esprit d’ouverture et d’innovation de l’UL, résolument tournée vers l’international et le progrès social ». Quant au professeur Rodriguez, il a souligné qu’ « Ensemble, nous pouvons bâtir des ponts durables entre nos institutions et nos pays, au service des générations futures ».
Le rendez-vous est pris pour novembre 2025 pour un nouveau chapitre de cette coopération fructueuse, où l’ambition rime avec action. Une chose est sûre : l’Université de Lomé et ses partenaires écrivent ensemble une page inspirante de leur histoire commune.


