L’Université de Lomé a accueilli, le lundi 19 janvier 2026, une session d’information de grande importance dédiée au programme Erasmus+. Organisée à l’auditorium de l’institution sous la modération du professeur Mounerou Salou, point focal national Erasmus+ pour le Togo, cette journée a rassemblé enseignants-chercheurs, personnel administratif et étudiants, tous mobilisés pour mieux saisir les opportunités offertes par ce dispositif européen en matière de mobilité, de coopération académique et de renforcement des capacités institutionnelles.
La séance d’information a été ouverte par le professeur Gado Tchangbédji, ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Dans son intervention, le ministre a salué le programme Erasmus+ comme « un levier de transformation structurelle » et rappelé qu’il figure parmi « les instruments de coopération académique les plus ambitieux et les plus structurants au monde ». Pour le gouvernement togolais, il constitue une opportunité stratégique majeure pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, dynamiser la recherche scientifique et développer les compétences des apprenants.

Il a insisté sur la nécessité pour les universités togolaises de faire preuve de plus de proactivité et de créativité dans la soumission de projets, afin de mieux exploiter le potentiel du programme. Le ministre Tchangbédji a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer l’équipe nationale Erasmus+, à soutenir la structuration des cellules projets au sein des universités et à organiser régulièrement des sessions de formation et d’accompagnement technique. « Il est temps de changer d’échelle et de positionner le Togo, à travers ses universités, comme un partenaire crédible et incontournable dans l’espace académique africain et européen », a affirmé le ministre Tchangbédji. Pour terminer son allocution, le ministre a invité les établissements d’enseignement supérieur à considérer Erasmus+ « non comme une simple opportunité de mobilité, mais comme un accélérateur de transformation institutionnelle. »

Un programme aux multiples volets d’action
Une session technique, riche et structurée, a permis de détailler les différentes actions accessibles au Togo. Tout d’abord, la première présentation, assurée par le professeur Mounerou Salou, a porté sur les « Actions ouvertes au Togo dans le cadre d’Erasmus+ », soulignant leur rôle dans l’amélioration de la qualité pédagogique et le rayonnement international des établissements.
Ensuite, M. Mamadou Sy, point focal national du Sénégal, est intervenu sur le thème du « renforcement de capacités dans l’enseignement supérieur (CBHE) », détaillant les modalités de financement de projets visant à moderniser les curricula, renforcer la gouvernance et promouvoir l’innovation éducative dans les universités africaines afin de les aligner sur les standards internationaux.

La troisième intervention a été présentée par Mme Wafa M’Sallem, coordinatrice régionale Erasmus+ pour l’Afrique subsaharienne. Elle a présenté les « Masters conjoints Erasmus Mundus (MCEM) » et les « Actions préparatoires », en insistant sur leur rôle dans l’excellence académique, l’attractivité internationale et la mobilité étudiante. Elle a encouragé les établissements togolais à multiplier les candidatures pour bénéficier de ces programmes hautement compétitifs.
Dr Mamoudou Bagaga, point focal national de Guinée, a ensuite pris la parole pour aborder le « Renforcement de capacités dans la formation professionnelle (CBVET) », en mettant l’accent sur l’adaptation des compétences aux besoins du marché afin de favoriser une meilleure insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Le professeur Mounerou Salou est revenu pour présenter le volet consacré au « Renforcement de capacités dans le domaine de la jeunesse (CBY) », soulignant l’importance d’impliquer les jeunes dans les projets d’engagement citoyen et d’entrepreneuriat, afin de promouvoir leur inclusion et leur participation active au développement des sociétés.
Enfin, Mme Wafa M’Sallem a animé un module pratique sur « Comment rédiger une bonne proposition de projet ? ». Les participants ont été outillés en ce qui concerne les critères d’évaluation, la construction d’un consortium solide, la définition d’objectifs mesurables et l’alignement stratégique avec les priorités d’Erasmus+. Ses conseils ont permis aux participants de mieux comprendre les critères de sélection et les exigences pour soumettre des projets compétitifs.

L’Université de Lomé tournée vers l’ouverture internationale
Cette session d’information Erasmus+ constitue une étape importante dans le renforcement de la coopération académique internationale de l’Université de Lomé. Elle a permis de sensibiliser la communauté universitaire aux multiples opportunités offertes par le programme, de partager des expériences régionales et de fournir des outils pratiques pour la conception de projets compétitifs.
À travers cette initiative, l’Université de Lomé réaffirme son ambition de jouer un rôle actif et visible dans l’espace académique africain et européen. En s’inscrivant pleinement dans les priorités nationales de modernisation de l’enseignement supérieur et de professionnalisation des formations, elle confirme sa volonté de bâtir un système universitaire performant, inclusif et ouvert sur le monde.




