Dans le cadre de sa dynamique de transformation académique, l’Université de Lomé a tenu, ce mercredi 23 juillet 2025, un séminaire prospectif dédié à l’avenir de la recherche doctorale. Organisée dans l’auditorium de l’Institut Confucius, cette rencontre a rassemblé une diversité d’acteurs : responsables des Structures de Recherche Universitaires (SRU) et des Écoles doctorales, directeurs de thèses, doctorants, jeunes docteurs et enseignants-chercheurs.
Organisé par les Écoles doctorales, en collaboration avec la Direction de la Recherche et de l’Innovation (DRI), ce séminaire s’inscrit dans une volonté affirmée de réorienter les thématiques de recherche face aux grands bouleversements contemporains, qu’ils soient sociaux, économiques, technologiques ou environnementaux.

Dans son mot d’ouverture, le 1er vice-président de l’Université de Lomé, le professeur Komlan Batawila, a situé les enjeux du séminaire : il s’agit de repositionner la recherche doctorale au cœur des priorités nationales, dans une logique d’excellence, d’innovation et d’impact. « Nous sommes à un tournant. Face aux mutations économiques, sociales, environnementales et technologiques qui bouleversent nos réalités, il est devenu impératif de repenser la manière dont nos thèses de doctorat s’inscrivent dans des dynamiques concrètes de transformation. Il ne s’agit plus seulement de produire du savoir, mais de produire du savoir utile, applicable et anticipateur », a-t-il affirmé. Le professeur Batawila a appelé à une mobilisation collective des intelligences et des énergies, pour faire de l’Université de Lomé un véritable levier de développement pour le Togo.
Le professeur Bakoma Batomayena, directeur de l’École doctorale Sciences, Technologies, Ingénieries, Santé (STIS), dans son discours, a salué l’engagement des participants et souligné l’importance de l’adaptabilité dans un monde devenu incertain et en constante évolution en affirmant que : « Rien ne sera plus comme avant. D’où la nécessité de revisiter régulièrement les thématiques de recherche dans nos SRU, afin d’accompagner efficacement les décideurs publics à travers la qualité de nos travaux. »

La journée a été structurée en deux temps forts : une leçon inaugurale prononcée par le professeur Amévor Amouzou-Glikpa, intitulée : « Forces et pouvoir de la recherche prospective pour maîtriser l’avenir : exemple du secteur de l’Éducation » et trois tables rondes thématiques, qui ont favorisé un échange approfondi autour des priorités disciplinaires suivantes :
- ED730-LH (Humanités) : Repenser les sciences humaines à l’ère du numérique, du multilinguisme et de la mondialisation ;
- ED731-DEG (Droit, Économie, Gestion) : Interroger les crises globales, les mutations numériques et les enjeux politiques contemporains ;
- ED732-STIS (Sciences et Technologies) : Appréhender les défis de santé publique, de changement climatique et de souveraineté technologique.

Les commissions ont mené des travaux rigoureux, dont les restitutions en plénière ont permis de dégager des pistes d’action concrètes et innovantes.
Ce séminaire marque une étape importante dans la construction d’une recherche doctorale plus ancrée, agile et engagée. Il témoigne de la volonté de l’Université de Lomé de se positionner comme un acteur académique africain de référence, capable d’anticiper les grands enjeux sociétaux et de proposer des réponses scientifiques pertinentes aux besoins du pays et du continent. À travers cette initiative, l’Université de Lomé réaffirme sa vocation : former, innover et transformer.





