L’Université de Lomé a lancé, le mercredi 15 avril 2026, un atelier de formation de haut niveau sur les négociations internationales relatives au climat. Organisé dans la salle Professeur Koffi Ahadzi-Nonou de la Présidence de l’Université de Lomé (UL), cet événement se déroule du 15 au 21 avril 2026. Il vise à renforcer les capacités des étudiants, cadres de l’administration publique, professionnels du climat, enseignants-chercheurs et acteurs de la société civile sur les mécanismes et dynamiques des négociations menées dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), du Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Dr Piyabalo Nabede, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, représentant son ministre de tutelle. Elle a débuté par le mot de bienvenue du président de l’Université de Lomé, en sa qualité d’hôte de l’atelier.

Une cérémonie d’ouverture marquée par deux interventions officielles
Prenant la parole, le président de l’UL a souhaité la cordiale bienvenue à l’ensemble des participants, en particulier au professeur Guy Rossatanga-Rignault, venu du Gabon pour partager son expertise. Il a salué l’heureuse initiative qui réunit, pendant une semaine, des acteurs variés autour d’un enjeu planétaire : le changement climatique. Il a rappelé que l’Université de Lomé, en tant qu’institution de formation et de recherche, se devait d’être un cadre privilégié de réflexion et de débat sur les défis contemporains, au premier rang desquels figure la préservation de l’environnement. Il a souligné la fierté de son institution d’accueillir un tel atelier, témoignant de la confiance placée par le ministère en charge de l’environnement dans les capacités d’organisation et d’animation scientifique de l’Université de Lomé. Il a également invité les participants à tirer le meilleur parti de cette formation, gage d’une meilleure représentation du Togo dans les instances internationales de négociation climatique. Enfin, il a remercié le ministre et son cabinet pour leur soutien, avant de céder la parole au représentant du gouvernement.

Dans son discours d’ouverture, le Dr Nabede a transmis les félicitations du gouvernement à l’Université de Lomé pour avoir initié ce programme dédié aux négociations internationales sur le climat. Il a également exprimé toute la gratitude du ministère à M. Guy Rossatanga-Rignault, professeur titulaire de droit public et de science politique à l’Université Omar Bongo de Libreville (Gabon), pour sa disponibilité à accompagner cette dynamique partagée sur les questions environnementales.
Rappelant que le Togo a adhéré à la CCNUCC le 8 mars 1995, au Protocole de Kyoto le 2 juillet 2004 et à l’Accord de Paris le 28 juin 2017, le Dr Nabede a souligné la participation régulière de notre pays aux sessions de négociations climatiques. Il a néanmoins relevé que plusieurs défis demeurent en ce qui concerne la maîtrise des différents points inscrits aux agendas des Conférences des Parties (COP). « Face à ces défis, il me paraît nécessaire que les capacités des acteurs nationaux soient renforcées sur les différentes questions qui émaillent les négociations internationales sur le climat », a-t-il insisté avant de déclarer ouverts les travaux.

Un formateur de renom et un programme riche
L’atelier est animé par le professeur Guy Rossatanga-Rignault, dont l’expertise en matière de diplomatie climatique est internationalement reconnue. Il est appuyé, dans les échanges, par des experts nationaux qui proposent des études de cas et des simulations de négociations, afin de permettre aux participants d’acquérir une compréhension pratique des processus multilatéraux. Le programme, qui s’étend sur cinq jours, couvre des thématiques essentielles : une brève histoire des négociations climatiques, un glossaire des termes techniques, les forces et faiblesses du système de négociation (nombre de parties, principe du consensus, professionnalisation des négociateurs, poids des intérêts nationaux), une présentation approfondie de l’Accord de Paris (universalité, caractère contraignant, limitation de l’augmentation de la température à moins de 2°C, révision quinquennale des engagements, appui financier aux pays du Sud), ainsi que les liens entre économie, finances et climat, y compris le financement de l’action climatique internationale.

Des objectifs ambitieux pour la diplomatie climatique togolaise
Cet atelier s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement des compétences en matière de diplomatie climatique. À l’issue des cinq jours, les participants seront mieux outillés pour comprendre les enjeux, analyser les textes et formuler des positions cohérentes, que ce soit au niveau national, régional ou international. Leur capacité à négocier sera déterminante pour renforcer la voix du Togo sur la scène internationale. Le représentant du ministre a exhorté les participants à suivre avec attention les différentes thématiques et à participer activement aux sessions de discussion.
L’Université de Lomé, actrice engagée pour le climat
À travers cette initiative, l’Université de Lomé réaffirme son engagement à contribuer au renforcement des compétences nationales en matière de climat et de développement durable. En accueillant un tel atelier, elle se positionne comme un cadre privilégié de réflexion et de formation sur les défis environnementaux contemporains. La formation prendra fin le mardi 21 avril 2026, après une session de discussions et débats, suivie d’une cérémonie de clôture.








