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@learn : la plateforme d’enseignement à distance de l’Université de Lomé

@learn : la plateforme d’enseignement à distance de l’Université de Lomé

La rentrée pour le compte de l’année académique 2020-2021 se fera à l’Université de Lomé avec le lancement des cours en ligne selon le modèle hybride. Durant une semaine, les étudiants découvriront la plateforme qu’ils auront à utiliser lors des semestres à venir. Les cours seront effectifs à partir de la semaine du 8 février 2021. Une rencontre avec les responsables de la Commission LMD a permis de relever des informations clés dont voici la teneur.

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Quels sont les avantages phares de la mise en ligne des cours et de l'enseignement sur une plateforme ? Quand l’Université de Lomé a lancé son projet de numérisation, la réflexion a été faite sur le modèle d’intégration du numérique qui sera adapté à notre environnement, aux étudiants, aux enseignants et aux infrastructures existantes. Le choix a été porté sur le modèle hybride d’enseignement à distance. Ce modèle permet dans un premier temps, aux enseignants, de mettre à la disposition des étudiants les ressources téléchargeables nécessaires à la formation. Ainsi, les supports de cours à photocopier par les étudiants appartiennent dorénavant au passé. Autre innovation, l’enseignement est centré sur l’apprenant. Il ne s’agira plus de venir écouter l’enseignant donner un cours magistral. Les étudiants vont faire des activités, mais aussi participer à des fora, faire des recherches en équipe et déposer des travaux. En réalité, la plateforme intègre des espaces de rencontres synchrones à travers des chats et des échanges vidéos.

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D’un autre point de vue, le travail sur la plateforme donnera aux étudiants des compétences informatiques, indispensables au quotidien. On parle aussi de Soft Skills. Aujourd’hui, dans le monde du travail, les entreprises recrutent des professionnels qui maîtrisent l’informatique et les possibilités de travailler à distance avec les outils du numérique. Donc, passer à la numérisation des enseignements donnés à l’UL, c’est parier sur l’avenir.

Ne craignez-vous pas de faire des victimes avec cette nouvelle donne, des laissés pour compte ?

Toute innovation connait des difficultés et des résistances dans sa mise en œuvre. C’est pour cela que nous avons misé sur l’information et la formation. Dès le lancement du projet, des séances d’information ont été faites à l’endroit des doyens et directeurs, du corps professoral, des syndicats et des délégués des étudiants. Ensuite, la formation des enseignants a suivi sur la mise en ligne des cours. Enfin, une semaine d’information se fait en ce moment à l’endroit des étudiants sur les procédures de connexion sur la plateforme. Et quand les cours débuteront, en présentiel, les étudiants continueront de se familiariser avec la plateforme, comment y travailler, les particularités de chaque unité d’enseignement en lien avec la plateforme.

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L’une des difficultés sera la disponibilité de l’outil de connexion qu’est l’ordinateur. Ils sont nombreux les étudiants qui ne possèdent pas d’ordinateur et qui ne savent pas comment faire de la saisie par exemple ou comment naviguer sur internet. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui ce sont des compétences qu’il est important d’acquérir avant d’arriver à l’université. Il faut noter que, sur le campus de Lomé, il y a le Wifi et chaque étudiant a droit à 100 heures de connexion par mois. Nous avons tenu compte de ce facteur et c’est pourquoi la plateforme s’utilise aisément avec un smartphone. Elle a été configurée aussi bien pour les ordinateurs que pour les smartphones et les tablettes. La plateforme se prend très vite en main. Et, selon notre modèle, l’étudiant ne se connecte pas longtemps, juste le temps pour lui de télécharger les ressources et prendre connaissance des consignes des activités.

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Il peut ensuite faire le travail demandé, puis se reconnecter pour le déposer. Vous savez, aujourd’hui, faire des études universitaires demande aussi d’avoir du matériel, un peu comme la liste de fournitures que les élèves du secondaire doivent acquérir avant la rentrée. L’ordinateur fait de plus en plus partie de cette liste. La réflexion se fait au niveau des autorités universitaires pour apporter une solution aux problèmes d’espace de connexion. Mais en attendant, nous pouvons déjà conseiller aux étudiants d’aller dans les cybercafés pour améliorer leurs connaissances de l’ordinateur. Ceux qui en ont les moyens peuvent s’offrir des cours d’informatique. Ils doivent faire le maximum pour réussir dans ce nouveau dispositif. Un effort de la part des apprenants s’impose dans ce contexte particulier qui exige des sacrifices de part et d’autre.

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Les principaux acteurs de la chaîne didactique (enseignants et étudiants) redoutent les mêmes ratés lors de l'expérience de l'année dernière sur Rescoul, Telegram et WhatsApp. Que leur répondez-vous pour les rassurer ? Vous savez, aucune évaluation n’a été faite pour le moment du dispositif de continuité pédagogique qui a été mise en place lors de l’arrêt des cours en présentiel, à cause de la pandémie de Covid-19. Il est vrai qu’il y a eu des difficultés lors du lancement des cours, avec des outils qui, à l’origine, ne sont pas faits pour l’enseignement. Mais, avec le temps, les enseignants ont redressé la méthode d’enseignement en fonction de nombreux paramètres. Et, suite à la réouverture des universités, des séances de consolidation ont été faites pour compléter les cours qui avaient été donnés en ligne. C’était une situation d’urgence et des choses positives ont été faites et qui sont aujourd’hui pour notre université des acquis. La situation actuelle n’est pas la même. Nous utilisons une plateforme conçue pour la formation et disposant d’outils de médiation des savoirs mais aussi une plateforme qui offre une garantie de sécurité car n’étant pas ouverte au public externe. Donc, la comparaison n’est pas la même et nous espérons que toute la communauté universitaire se lancera dans ce nouveau paradigme.