Le lundi 1ᵉʳ septembre 2025, s’est ouverte à l’Université de Lomé (UL), la session internationale de préparation au concours d’agrégation des Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (SJPEG) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). La cérémonie d’ouverture, tenue dans la salle Prof. Ahadzi-Nonou de la présidence de l’UL, a réuni les autorités universitaires, les membres du comité d’organisation, les formateurs et les candidats venus de plus d’une dizaine de pays de l’espace CAMES.
La cérémonie d’ouverture, empreinte de solennité et d’engagement, a été marquée par les interventions des professeurs Akodah Ayewouadan et Akoété Ega Agbodji, respectivement membre et président du Comité d’organisation. Tous ont salué l’engagement des candidats, la forte mobilisation des États et des universités partenaires et réaffirmé l’importance stratégique de cette session préparatoire dans le parcours académique des enseignants-chercheurs. Le président de l’Université de Lomé, Prof. Adama Mawulé Kpodar, était représenté à la cérémonie par le professeur Akoété Ega Agbodji.

Une préparation rigoureuse aux standards du concours d’agrégation
Durant six jours, 120 candidats inscrits à cette session seront mis dans les conditions réelles du concours d’agrégation, avec un encadrement intensif assuré par 48 formateurs chevronnés répartis selon quatre spécialités : Droit public et sciences politiques, Droit privé, Économie et Gestion. Cette immersion pédagogique vise à affûter les compétences des participants, à les familiariser avec les exigences du concours et à maximiser leurs chances de réussite lors de la session officielle prévue en octobre.
Le professeur Aké Gilbert Ngbo, président des jurys de cette session, a rappelé les enjeux de cette préparation. « L’agrégation est un concours de recrutement de maîtres de conférences agrégés. Au sein du CAMES, deux voies permettent d’accéder à ce grade : la voie des Comités techniques et scientifiques, fondée sur l’évaluation de dossiers, et celle de l’agrégation, qui implique des épreuves orales devant un jury. Cette session permet aux candidats de se confronter à l’exigence du direct, de tester la maîtrise approfondie de leur discipline et la capacité à défendre leurs travaux avec rigueur et clarté », a-t-il expliqué.

Un dispositif pédagogique structuré et bienveillant
Le programme de la session s’articule autour de trois étapes clés : l’évaluation des travaux, la leçon théorique et la leçon de spécialité. Contrairement aux épreuves officielles du concours, chaque candidat est autorisé à passer l’ensemble des épreuves, favorisant ainsi une préparation complète et sans pression éliminatoire. Cette approche inclusive permet aux candidats, issus de diverses universités de l’espace CAMES, de bénéficier d’une auto-évaluation complète, d’un encadrement personnalisé et de conseils avisés de la part des évaluateurs, qui les accompagnent dans l’identification de leurs forces et dans l’amélioration de leurs points faibles.
Le professeur Akoété Ega Agbodji, président du Comité d’organisation, a souligné l’importance de cette démarche. « On ne se prépare pas en restant chez soi, mais en allant devant des pairs évaluateurs qui ont une grande expérience du concours d’agrégation. C’est en se confrontant à leurs regards critiques que les candidats peuvent se corriger et progresser », a-t-il affirmé, insistant sur la dimension formatrice et collaborative de la session.

L’Université de Lomé, pilier de la formation académique régionale
Depuis près d’une décennie, l’Université de Lomé s’illustre comme un acteur central dans la préparation aux concours d’agrégation du CAMES, accueillant régulièrement des sessions de formation qui renforcent son rayonnement régional. En mettant à disposition ses infrastructures, ses ressources humaines et son expertise pédagogique, elle contribue activement à la montée en compétence des enseignants-chercheurs africains.
Cette session préparatoire témoigne de l’engagement de l’institution en faveur de l’excellence académique, de la coopération interuniversitaire et du développement du capital humain dans l’espace CAMES. Elle incarne une vision ambitieuse de l’enseignement supérieur, fondée sur le mérite, la rigueur scientifique et la solidarité intellectuelle. À travers cette initiative, l’Université de Lomé démontre sa capacité à fédérer les talents, à structurer les parcours académiques et à incarner une vision ambitieuse de l’enseignement supérieur.

