Du 11 au 13 mars 2026, les femmes et filles de l’Université de Lomé ont célébré la Journée internationale des droits des femmes à travers une série d’activités placées sous le thème « Droits, justice, action, pour toutes les femmes et filles ». La cérémonie officielle, tenue le vendredi 13 mars à l’auditorium de l’UL, a été marquée par les allocutions de la directrice des Ressources Humaines, présidente du comité d’organisation, et du président de l’Université, le professeur Kossivi Hounaké, qui ont salué les avancées obtenues tout en lançant des perspectives novatrices pour les éditions à venir.
Les festivités ont débuté le mercredi 11 mars par une campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit du glaucome au COUL Campus Sud, destinée à l’ensemble du personnel. Le jeudi 12 mars, l’esplanade du bâtiment de la DRH a accueilli une séance de Zumba et de Yoga, offrant un moment de détente et de bien-être aux participantes. Le point d’orgue a été atteint, le vendredi 13 mars, avec la cérémonie officielle et les conférences-débat à l’auditorium.

Une cérémonie officielle placée sous le signe de la mobilisation et de la reconnaissance
Dans son discours d’ouverture, madame Afi Akpe Kuagbenu, directrice des Ressources Humaines et présidente du comité d’organisation, a exprimé sa gratitude au président de l’Université pour son engagement en faveur de la cause féminine, ainsi que les partenaires ayant contribué à la réalisation des activités. Elle a rappelé la signification de cette journée pour les femmes de l’UL : « Le 8 mars pour les femmes de l’UL marque un arrêt, un retour sur soi, un temps privilégié, un moment de réflexions des femmes sur leurs conditions de travail, l’effectivité de leurs droits en vue d’une meilleure inclusion des femmes et filles à la communauté universitaire. »
Madame Kuagbenu a présenté le thème international et national retenu pour cette édition 2026 : « Droits, Justice, Action, pour toutes les femmes et filles ». Elle a expliqué que l’Université de Lomé avait choisi, tout en respectant ce thème, de mettre en exergue les obstacles à surmonter par les femmes, notamment les discriminations et certaines maladies propres aux femmes comme l’endométriose. Elle a également annoncé une nouvelle encourageante concernant le suivi des recommandations issues de la précédente édition : « Je suis fière aujourd’hui de vous annoncer que le suivi des recommandations présente un bilan positif. Pour la grande majorité, vos recommandations ont été favorablement accueillies, certaines actées, d’autres intégrées dans les projets de développement de l’Université. »

Parmi les recommandations déjà actées, elle a cité le paiement des primes des 60 000 et 10 000 FCFA depuis fin janvier 2026, la création de la cellule focale genre par arrêté du 28 janvier 2026, et la réactivation du Comité Santé Sécurité au Travail par arrêté du 19 février 2026. D’autres recommandations, comme l’élaboration du plan de carrière des PATS, la construction d’une crèche, les rénovations de toilettes et le renforcement de l’animation de la vie universitaire, ont été intégrées au programme 4 du Plan stratégique de développement de l’UL (2026-2030) intitulé « Améliorer la qualité de la vie universitaire et l’inclusion sociale ».
Le discours du président : des idées novatrices pour l’avenir
Prenant la parole à son tour, le professeur Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, a exprimé sa joie de se retrouver avec le personnel pour ces moments de convivialité. Il a salué la mobilisation tout en regrettant que la participation n’ait pas été plus massive, appelant à une plus grande implication des enseignantes aux côtés du personnel administratif, technique et de service.

Le président a lancé plusieurs idées novatrices pour marquer durablement les prochaines éditions. Il a proposé que chaque année, la célébration du 8 mars soit l’occasion d’inaugurer un projet concret réalisé en faveur des femmes de l’université. Il a également suggéré l’organisation d’un concours de projets dont les trois premiers pourraient bénéficier d’un financement de l’université pour la mise en œuvre de leur initiative.
« Moi je souhaiterais que le cadre de travail soit apaisant. Quand vous franchissez les portes de l’Université, il y a quand même la joie de se rendre sur son lieu de travail et non pas être stressé à tout moment », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail.
Il a également encouragé la fédération des associations féminines existantes, évoquant la création prochaine d’une association des femmes de l’Université de Lomé que l’institution pourrait accompagner dans ses activités.

Deux ateliers d’échanges au cœur des préoccupations des femmes
Conformément au programme, deux ateliers d’échanges ont été animés par des expertes de haut niveau. Le premier atelier, intitulé « Femme et inclusion sociale : combattre les discriminations et promouvoir l’équité », a été animé par madame Kpemsi Abi, directrice du Genre et des Droits de la femme au ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, avec la modération de Dr Lassey Agnélé.
Le second atelier, sur le thème « L’endométriose, parlons-en ! », a été coordonné par le docteur Ameyo Kétevi, gynécologue au CHU Sylvanus Olympio, avec la modération de Dr Dandonougbo Nanbidou. Cette session a permis de briser le tabou autour de cette maladie qui touche de nombreuses femmes.

Des stands d’exposition des produits et services proposés par les femmes et filles de l’UL ont été installés en face de l’auditorium, mettant en lumière les talents féminins présents au sein de l’université. La matinée a également été ponctuée par des interventions d’artistes du label « Femme et filles UL ».
Deux femmes honorées par les trophées « Femme UL 2026 »
Un moment particulièrement émouvant de la cérémonie a été la remise des trophées « Femme UL 2026 » à deux femmes du personnel de l’université, distinguées pour leur engagement et leur dévouement au service de l’institution. Cette reconnaissance symbolique vient couronner des parcours exemplaires et encourager toutes les femmes à persévérer dans leur contribution au rayonnement de l’Université de Lomé.

Des acquis à consolider et des perspectives encourageantes
En refermant cette journée, madame la directrice des Ressources Humaines a invité les participantes à continuer d’utiliser l’urne de doléances mise à leur disposition, assurant que des recommandations réalistes pourraient toujours convaincre les autorités de leur bien-fondé.
Cette commémoration du 8 mars 2026 à l’Université de Lomé aura ainsi été l’occasion de faire le point sur les avancées obtenues, de réfléchir ensemble aux défis persistants et de poser les jalons d’une action encore plus efficace en faveur des droits des femmes et de l’égalité des genres au sein de la communauté universitaire.








