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Une question d’histoire fait l’actualité à l’UL : Des terres “sans maître” !

Une question d’histoire fait l’actualité à l’UL : Des terres “sans maître” !

DES TERRES “SANS MAÎTRE” ! L’histoire de la colonisation du centre et du sud Togo, 1902-1992 est le thème de la conférence d’actualité animée par le Professeur Badjow Koffi TCHAM, et modérée par le Professeur Nicoué Gayibor. Il s’agit d’un point d’histoire, selon les organisateurs de la conférence, pour aider à mieux  comprendre l’actualité relative aux questions foncières de notre pays.  

 Pour le conférencier, le mouvement des populations Kabiyè-Losso (Nawdeba-Lamba) qui a abouti à l’occupation et à la colonisation des terres « vacantes ou sans maître » du centre et du sud Togo se fit suivant plusieurs modalités : la déportation, de manière organisée et dirigée, de manière volontaire ou spontanée. Pour lui, les populations concernées occupèrent dans une première phase, les abords de leur pays. Mais par la suite, la grande partie des migrants fut installée dans la vaste plaine située entre le Mono à l’est et l’Anié à l’ouest depuis la partie méridionale du Tchaoudjo, jusqu’à Notsè, soit sur environ 260 km.  

Le thème de la conférence qui s’articule autour de l’ouvrage publié par l’orateur, comprend trois points : le mythe des terres "sans maître" ; le décongestionnement du "réduit cabrais" et la mise en valeur des terres du centre et du sud-Togo. Enfin, les conséquences sur les plans sociopolitique et humain, économique et foncier.

Dans son intervention d’avant débat, le modérateur Professeur Gayibor a précisé que  le concept de terres « sans maître » se rapporte à la manière dont on devient propriétaire des terres, soit en utilisant la force,  soit par les moyens financiers. Ce fut également le cas lors de la colonisation au Togo, mais aussi ailleurs en Afrique. Ces propos ont fait place à un riche débat  dont les questions ont porté entre autres sur la clarification des concepts des terres ‘’sans maître’’ de déportation ‘’dirigée’’  ou ‘’ forcée’’, mais aussi sur les conséquences d’une telle entreprise pour la paix sociale  actuelle  et surtout sur les perspectives ; de nouvelles pistes de recherche ont été suggérées  compte tenu de l’intérêt que le thème a suscité entre le conférencier et un public diversifié présent à la conférence.

La conférence de ce 16 juin 2022, s’est tenue à l’auditorium de l’institution universitaire, en présence du 1er Vice-président de l’UL, professeur Komlan Batawila et du directeur de la DRI, professeur Koffi N. Tsigbé. Dans leur propos, ils ont souligné l’importance du thème par rapport aux problèmes fonciers au Togo et même au-delà de nos frontières. Pour finir, ils ont remercié les professeurs TCHAM et Gayibor pour leur disponibilité à toujours apporter leur contribution à l’évolution de la recherche à l’UL.

Une question d’histoire fait l’actualité à l’UL : Des terres “sans maître” !