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Appel à communication : La FUAf lance deux journées de réflexion les 17 et 18 juin 2021

Appel à communication : La FUAf lance deux journées de réflexion les 17 et 18 juin 2021

      Appel à Communication

Journées de réflexion organisées par la Fédération des Universitaires  d’Afrique (FUAf), les 17 et 18 juin 2021 à  l’Université de Lomé-Togo.

Thème : « Représentations de Covid-19, de ses impacts socio-économiques et psychologiques en Littératures et en Sciences Humaines »

 

ARGUMENTAIRE

         Depuis le XVe jusqu’à ce XXIe siècle, plusieurs régions du monde ont été éprouvées par des épidémies. Cependant, à la manière de Covid, des pandémies ont été enregistrées à l’échelle planétaire à l’exemple de la grippe russe (1889-1890), la grippe espagnole (1918-1920), la grippe asiatique (1957-1958), pour ne citer que celles-là. C’est dire que la Covid-19 n’est donc pas la première pandémie qui marque l’histoire sanitaire de l’humanité dont elle semble bouleverser les fondements.

      « La crise sanitaire du coronavirus et le confinement représentent un choc majeur sur notre société dont l'organisation est bouleversée » (http://ses.ens-lyon.fr). La psychose est ainsi grande dans le monde et les projections les plus catastrophiques annoncées. Achille Mbembe a pu dire que « la vérité, c’est que personne ne peut dire à l’heure où nous sommes comment l’épidémie se déroulera et qu’est-ce qui en sortira. Mais personne ! Et c’est peut-être le propre de cette Covid-19 de nous ramener à cette vérité selon laquelle au fond, une grande partie de l’histoire de l’humanité est faite d’imprévus » (https://www.youtube.com/watch?v=JdA32nyO3dw).  Le philosophe Michel Onfray ne dit pas autre chose lorsqu’il stipule que : « La Covid-19 est une grenade dégoupillée dans le corps sans qu'on sache encore ce qu'elle produira - entre rien et de nouveaux dégâts ». Aucun domaine de la vie en société n’est épargné.  Politique, économie, culture, éducation, communication voire le noyau familial, les liens amicaux et affectifs subissent un profond changement dans leur mode de fonctionnement.

       De ce fait, la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus amène à repenser un modèle de société. Elle oblige toutes les composantes de notre société  à revoir leur rythme ou leur système de vie, à repenser leurs habitudes et pratiques, bref à se réinventer. La Covid-19, en effet, invite à une méditation non complaisante sur les socles motivationnels de nos choix économiques, politiques et culturels de développement.

       Face à cette inquiétude existentielle, un certain nombre de réflexions et d’analyses sur ladite pandémie ont déjà donné naissance à des ouvrages et chroniques en Afrique et partout ailleurs à l’exemple de l’ouvrage collectif intitulé « Regards croisés sur le coronavirus », vingt auteurs africains, hommes et femmes, partagent leurs ressentis sur cette pandémie, paru aux Éditions Venus d’ébène du Bénin, un livre qui relate des tranches de vie, des visions plurielles et des expériences d’écrivains confinés. Mathurin Obiang Nzue, dans son essai La vérité autour de la Covid-19 (Éditions Continents), analyse la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, et tente de faire la lumière sur l’origine, les manifestations et les impacts de ladite pandémie sur l’évolution du monde. La Revue Les Cahiers de l’espace éthique (Ile-de-France) hors-série d’octobre 2020, a publié des textes sur le thème : « Au cœur de la pandémie sur coronavirus-vivre, décider, anticiper ». Les Parlementaires écrivaines francophones ont, elles aussi, produit des textes sur la chronique du confinement (www.parlement-écrivainses-francophones.org). Le texte « Migration et covid-19 » (2020), est, quant à lui, un dossier présenté par Annaelle Piva. Le thème de migration en contexte de Covid-19 a  notamment intéressé des auteurs tels qu’Anne Diandra Louarn et beaucoup d’autres analystes.

         Aussi des œuvres de fictions, à l’instar de Quand le sourire enrobe la douleur de Ekouévi Eklu-Koevanu, Soleils sous les ténèbres de Koffi Djisseglo, Les enfants de midi (parues aux éditions Awoudy) et Les exilés du co-vid-19 (PEF) de Koutchoukalo Tchassim, et bien d’autres œuvres que nous ne saurons mentionner ici, ont-elles également vu le jour sous cette pandémie. Ces œuvres constituent des documents socio-historiques, comme le souligne Antoine Compagnon : « Nous ne vivons pas vraiment un évènement avant de l’avoir raconté, ni avant d’avoir lu les récits qui nous permettent de raconter. À chacun de nous, de trouver les romans, films, séries qui l’aideront à vivre  ce qu’il est en train de vivre, c’est-à-dire à le mettre à mots. »  (Antoine Compagnon, « La littérature face aux pandémies», https://www.fondation-cdf.fr).

       Or, lorsqu’on sait que la littérature s’est, de tout temps, inspirée du vécu social, il est évident que des réflexions puissent être consacrées au rôle de la littérature en temps de crise, car la littérature a toujours été une source de paix intérieure. En nous référant à Qu’est-ce que la littérature ? de Jean-Paul Sartre, nous osons faire nôtre cette problématique en la transformant en : « Que peut la littérature au temps de Covid-19 ? » Comment la littérature a pu traduire les tourments collectifs des hommes, entre immédiateté et recul réflexif, voire poétique ? Comment les écrivains représentent-ils les inquiétudes liées à la pandémie de la Covid-19 ? Dans quelle mesure la littérature peut-elle être un outil de résilience dans une période qui génère beaucoup d’angoisse ? Quels sont les effets de la crise sur le lien social, les formes de solidarité, les conditions de travail, les modes de consommation ? Quelle contribution attendre des médecins, psychologues et sociologues en cette période d’anxiété et de survie ? Quel monde imaginer après la Covid-19 ?

         Les journées de réflexion sur les « Représentations de Covid-19, de ses impacts socio-économiques et psychologiques en Littératures et en Sciences Humaines » entendent non seulement mettre en lumière la perception de la pandémie, son impact sur l’individu et son environnement social au travers des productions littéraires soumises à des interrogations épistémologiques, mais aussi recueillir des témoignages, des points de vue des spécialistes de la santé mentale, corporelle et ceux des sociologues sur ladite pandémie.

    Les propositions de communications peuvent donc s’articuler autour des axes ci-dessous :

Axe 1 : Représentations de COVID-19 en Littératures et en Sciences Humaines ;

Axe 2 : Impacts socio-économiques de COVID-19 ;

Axe3 : COVID-19 et psychose sociale ;

Axe 4 : COVID-19 et perception culturelle ;

Axe 5 : Littérature et post-COVID.

 

 Propositions de communication des Participants

À soumettre au mail fuafenligne@gmail.com.

 (Time new roman12, interligne 1,5) :

Nom et prénom(s) du communicateur, institution d’attache, pays ;

Titre de la proposition (Time new roman12, gras centré) ;

Axe dans lequel s’inscrit la proposition ;

Résumé de la proposition : 250 à 300 mots au plus ;

Notice biographique du participant.

 

Comité Scientifique

  • Professeur Komlan ESSIZEWA, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Romuald FONKOUA, Université de Paris IV (France)
  • Professeur Sylvie BRODZIAK, Université de Cergy-pontoise, (France)
  • Professeur Adama COULIBALY, Université Félix Houphouët Boigny (Côte d’Ivoire)
  • Professeur Arthur MUKENGE, Université Rhodes (Afrique du Sud)
  • Professeur Martin Dossou GBENOUGA, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Mlinpé GANGUE, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Atafèi PEWISSI, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Dotsè YIGBE, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Alain-Joseph SISSAO, Université de Ouagadougou (Burkina Faso)
  • Professeur Sélom GBANOU, Université de Calgary (Canada)
  • Professeur Saibou ISSA,  Université de Maroua (Cameroun)
  • Professeur Raymond Mbassi ATEBA, Université de Maroua (Cameroun)
  • Professeur Issa Daouda ABDOUL AZIZ, Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger)
  • Professeur Ousmane TANDINA, Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger)
  • Professeur Koléa Paulin ZIGUI, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)
  • Professeur Célestin Djah DADIÉ, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)

 

Comité d’organisation

  • Professeur Koutchoukalo TCHASSIM, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Essodina PERE-KEWEZIMA, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Didier AMELA, Université de Lomé (Togo)
  • Professeur Pascal Okri TOSSOU, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)
  • Xolali MOUMOUNI-AGBOKE, Maître de Conférences, Université de Lomé (Togo)
  • Napo GBATI, Maître de Conférences, Université de Lomé (Togo)
  • Sœur Anicette QUENUM, Maître de Conférences, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)
  • Kouakou Bernard AHO, Maître de Conférences, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)
  • Ernest BASSANE, Maître Assistant, Université de Koudougou (Burkina Faso)
  • Adama OUEDRAOGO, Maître Assistant, Université de Koudougou (Burkina Faso)
  • Christian ADJASSOH, Maître Assistant, Université Alassane Ouattara de Bouaké (Côte d’Ivoire)
  • Paméssou WALLA, Maître Assistant, Université de Lomé (Togo)
  • Kpatimbi TYR, Assistant, Université de Lomé (Togo)
  • Dodzi Koffi NOUVLO, Assistant, Université de Lomé (Togo)
  • Aissatou ABDOULAHI, Assistant, Université de Maroua (Cameroun)

 

 Calendrier

Soumission des propositions de résumé de communication jusqu’au 15 Mai 2021.

Evaluation des propositions : 31 mai 2021

Notification aux auteurs : 1er Juin 2021

Programme provisoire : 5 Juin 2021

Journées de réflexion : 17 et 18 juin 2021

 

Langues de communication : français/anglais 

NB : Frais d’inscription des intervenants : 20.000 FCFA, soit 31 Euros, à payer sur place ou par transfert.

 

En savoir plus sur : http:// www.fuafrique.com

 

 

 

NB : Possibilité pour les collègues étrangers de présenter leur communication par visioconférence dont le lien sera communiqué plus tard.