L’Université de Lomé accueille, du 7 au 9 avril 2026, un colloque scientifique international pluridisciplinaire consacré à une thématique stratégique : « De la communication efficace au profit de la restauration des paysages forestiers et de la justice climatique en Afrique ». Organisé conjointement par le Centre d’Études et de Recherches sur les Organisations, la Communication et l’Éducation (CEROCE) et le Centre de Recherche sur le Changement Climatique (CRCC), cet événement réunit des chercheurs, experts et décideurs venus de plusieurs pays africains et d’ailleurs.
L’événement a été officiellement ouvert le mardi 07 avril 2026 à l’auditorium de l’Université de Lomé, en présence du professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, représentant le président de l’institution, et de madame Ama Dzifa Gameti, directrice de cabinet du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, représentant le professeur Gado Tchangbédji. De nombreuses personnalités académiques, diplomatiques et institutionnelles ont également pris part à cette rencontre, témoignant de l’importance des enjeux abordés.

Dans son mot de bienvenue, le Dr Napo Mouncaïla Gnane, président du Comité d’organisation, a souligné l’urgence de repenser les stratégies de communication face aux défis climatiques. Il a déclaré : « Ce colloque est né d’un constat simple : aucune politique de restauration des paysages forestiers ne saurait réussir sans une communication inclusive, adaptée aux réalités locales et respectueuse des savoirs endogènes. Nous devons sortir des discours convenus pour construire ensemble des récits porteurs de transformation sociale ». Il a également salué la mobilisation des chercheurs venus de plusieurs pays africains, ainsi que l’engagement des partenaires techniques et financiers, sans lesquels cet événement n’aurait pu voir le jour.
Une cérémonie d’ouverture marquée par l’engagement institutionnel
Dans son allocution de circonstance, le professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, a salué l’initiative conjointe du CEROCE et du CRCC, qu’il a qualifiée d’illustration de l’intelligence collective et pluridisciplinaire que l’Université peut offrir à la société. Il a notamment affirmé : « La dégradation des paysages forestiers en Afrique et ses répercussions sur la sécurité alimentaire, la santé des populations et la stabilité climatique sont des réalités que les chercheurs observent et analysent au quotidien. Ce colloque leur offre un espace privilégié pour confronter leurs résultats et construire un savoir mieux articulé aux besoins de l’action. »

Le 1ᵉʳ vice-président a également adressé une mention spéciale au professeur Oumar Kane de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), conférencier inaugural du colloque, dont l’expertise en communication environnementale est, selon lui, « une source d’inspiration pour les jeunes chercheurs africains ». Il a enfin salué l’engagement des partenaires techniques et financiers, notamment la FAO, la GIZ, le PNUD, et l’Initiative AFR100.
Un discours ministériel tourné vers l’action climatique
Prenant la parole au nom du ministre délégué, Dr Ama Dzifa Gameti, directrice de cabinet, a rappelé que l’Afrique, bien que faiblement émettrice de gaz à effet de serre, en subit les conséquences les plus graves. Elle a déclaré : « La restauration des écosystèmes forestiers s’impose non pas simplement comme un objectif technique, mais comme un impératif stratégique, éthique et politique ». Elle a réaffirmé l’engagement du Togo, sous le leadership du président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur de la restauration de 1,4 million d’hectares de paysages forestiers d’ici à 2030 dans le cadre de l’initiative AFR100, ainsi que l’adoption récente d’une loi introduisant les notions d’économie verte, d’économie circulaire et de taxe carbone.

Une conférence inaugurale pour poser les jalons scientifiques
La cérémonie d’ouverture a été suivie d’une conférence inaugurale animée par le professeur Oumar Kane de l’UQAM, sur le thème : « Apport des sciences de l’information et de la communication (SIC) à la lutte contre les changements climatiques en Afrique ». Le conférencier a démontré comment la communication environnementale constitue un levier stratégique pour favoriser l’appropriation des politiques climatiques et encourager des changements durables de comportements.
Des tables rondes et des communications pour approfondir les débats
Le colloque se poursuit jusqu’au jeudi 09 avril 2026 avec un programme dense. Deux tables rondes sont prévues : la première sur « La Restauration des Paysages Forestiers (RPF) : quelles avancées et avec quelles stratégies de communication dans les pays AFR100 ? », réunissant les points focaux AFR100, des représentants de la GIZ, du PNUD, de la FAO et de l’Initiative AFR100 ; la seconde sur « La contribution des médias à la protection de l’environnement et à la défense de la justice climatique ». Par ailleurs, des sessions parallèles de communications scientifiques se tiendront tout au long des trois jours, couvrant des thématiques aussi diverses que la communication environnementale et les innovations digitales, la gouvernance participative, les savoirs locaux, les approches institutionnelles et stratégiques, ainsi que la contribution des médias à la justice climatique.

En réunissant chercheurs, praticiens, décideurs publics et acteurs de la société civile, ce colloque incarne une approche intégrée et collaborative des défis environnementaux. Il contribue à édifier une pensée africaine de la communication climatique, ancrée dans les réalités locales, et ouvre la voie à des recommandations concrètes pour une Afrique plus résiliente, plus juste et plus verte.






