L’Université de Lomé a accueilli ce vendredi 08 août 2025, l’ouverture officielle du Colloque international sur le thème « Femmes, droits et autonomisation en Afrique ». Organisé dans le cadre du Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin (SIEF 2025), cet événement scientifique et institutionnel a réuni pendant deux jours des universitaires, des experts, des décideurs politiques, des représentants d’organisations internationales et des acteurs de la société civile autour des enjeux cruciaux liés à l’égalité de genre, à la participation féminine à la gouvernance et à l’autonomisation économique des femmes africaines.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par une série d’interventions officielles qui ont posé les fondements intellectuels et politiques du colloque. Le mot de circonstance de la présidente du SIEF 2025, Dr Kayi Dogbé, a rappelé la pertinence du thème dans le contexte africain actuel, soulignant que l’autonomisation des femmes est une condition sine qua non du développement durable. Le professeur Kossivi Hounaké, directeur du Centre de Droit Public de l’Université de Lomé (UL) et ministre délégué auprès du ministre en charge du Commerce, a ensuite salué l’initiative en insistant sur la nécessité de revisiter les instruments juridiques et politiques pour garantir une égalité effective entre les sexes.

Mme Reine Tchakpélé, représentante de Yas Togo, sponsor officiel du colloque, a exprimé l’engagement du secteur privé à soutenir les initiatives en faveur de l’inclusion féminine, tandis que Mme Elise Kakam, représentante résidente de l’UNFPA, a réaffirmé le soutien de son institution à toutes les actions visant à renforcer les droits des femmes et à promouvoir leur leadership dans les sphères publiques et privées. Le discours d’ouverture a été prononcé par la professeure Akossiwoa M. E. Quashie Epse Mensah-Attoh, représentant le président de l’Université de Lomé et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle a salué l’engagement de l’institution dans la recherche sur les questions de genre : « L’Université de Lomé est fière d’être le creuset de cette réflexion continentale. En accueillant ce colloque, nous réaffirmons notre vocation à produire du savoir utile, à éclairer les politiques publiques et à accompagner les transformations sociales ».
Des travaux scientifiques pour interroger les dynamiques de l’autonomisation
Les travaux du colloque se sont ouverts avec une première session consacrée à la consécration juridique et politique de l’égalité de genre. Sous la présidence du professeur Hounaké, les communications ont exploré les dimensions historiques, sociologiques et juridiques de la représentation féminine. Mme Denise Épote, directrice Distribution, Marketing et Commercialisation à TV5 Monde, a abordé le rôle des médias dans la construction des identités de genre, tandis que Coumba Gawlo Seck, artiste et ambassadrice de bonne volonté du PNUD et de l’UNFPA, a partagé son expérience en tant que femme artiste engagée au Sénégal. Les interventions ont également porté sur les enjeux constitutionnels du droit de la famille et sur les représentations traditionnelles du genre en milieu Ewé.

La deuxième session, présidée par Mme Elise Kakam, a mis l’accent sur le lien entre autonomisation et développement durable. Les communications ont abordé les droits humains, les effets du changement climatique sur les femmes africaines, les déterminants socioculturels de l’autonomisation et les nouvelles formes d’expression féminine dans l’espace numérique. Mme Nabou Fall, entrepreneure et fondatrice de plusieurs structures en Côte d’Ivoire et au Sénégal, a souligné l’importance de l’accompagnement des femmes dans leur parcours entrepreneurial.
La troisième session, prévue pour l’après-midi, a été présidée par la professeure Nadine Machikou, vice-rectrice de l’Université de Yaoundé II-Soa. Elle a porté sur les politiques publiques en matière d’égalité de genre et les instruments de mise en œuvre. Les communications ont abordé la constitutionnalisation de la parité, les principes du gender mainstreaming et l’apport des ONG dans la mise en œuvre des politiques publiques, avec des exemples concrets du Bénin et du Togo.

Une deuxième journée dédiée à l’action et à la célébration
Le samedi 09 août 2025, le colloque s’est poursuivi avec trois activités simultanées. À l’UniPod sis à l’Université de Lomé, un atelier de renforcement des capacités des femmes entrepreneures et artisanes a abordé les étapes de la création de produit, le leadership entrepreneurial, la fiscalité et l’accès au financement. Au Showroom CFAO TOGO, un atelier dédié aux femmes artistes a exploré les contrats et les droits dans l’industrie musicale. Enfin, à la salle de conférence du CERSA à l’Université de Lomé, le JIFA TALK a célébré la Journée internationale de la femme africaine à travers un panel de haut niveau réunissant des figures féminines influentes du continent.
La journée s’est clôturée par la cérémonie officielle de récompenses du Grand Prix Africain Yas de l’Entrepreneuriat féminin, qui distinguera les femmes les plus innovantes, audacieuses et résilientes du continent.

L’Université de Lomé, un acteur engagé pour l’inclusion et l’innovation sociales
À travers l’organisation de ce colloque international, l’Université de Lomé réaffirme son rôle de plateforme intellectuelle et citoyenne au service de la transformation sociale. En réunissant des voix plurielles autour des enjeux de genre, de droits et d’autonomisation, elle contribue activement à la construction d’une Afrique inclusive, équitable et résiliente. Ce colloque, au-delà de ses dimensions académiques, incarne l’engagement de l’Université à promouvoir le leadership féminin et à soutenir les dynamiques de changement portées par les femmes africaines.





