Le vendredi 1ᵉʳ août 2025, l’Université de Lomé a organisé un atelier d’information et de restitution dans le cadre du projet « Sauver des vies et des subsistances » par la pharmacovigilance (SLL-PV/UL-Togo). Cet événement, qui s’est tenu à la salle Professeur Gbeassor, a rassemblé les principaux acteurs du secteur de la santé au Togo, notamment les représentants des régions des Plateaux, Maritime, Grand Lomé, Savanes, Kara et Centrale, ainsi que des responsables ministériels et des chefs de programmes de santé. La directrice de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Dzifa Ama Gameti, a honoré la rencontre de sa présence, soulignant l’importance de cette initiative pour le système de santé national.
La pharmacovigilance constitue un pilier essentiel de la sécurité sanitaire. Il s’agit d’une discipline scientifique qui a pour objectif de surveiller, d’évaluer et de prévenir les effets indésirables liés à l’utilisation des médicaments. Au Togo, cette pratique permet d’améliorer en continu la qualité des soins en identifiant les risques potentiels et en adaptant les traitements en conséquence. Le projet SLL-PV/UL-Togo vient renforcer ce dispositif crucial pour la protection des patients.

L’objectif de cet atelier était double : faire le point sur les avancées du projet depuis son lancement en avril 2025 et partager les connaissances acquises lors de la formation régionale organisée à Rabat. Les participants ont ainsi pu découvrir les résultats préliminaires des activités menées sur le terrain, ainsi que les bonnes pratiques en matière de pharmacovigilance, essentielles pour améliorer la sécurité des patients.
Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques clés, notamment l’état des lieux de la pharmacovigilance au Togo, les modules de formation dispensés à Rabat, et les directives à intégrer dans les politiques nationales de santé. Les travaux en groupe ont permis d’adapter ces recommandations aux réalités locales, afin d’optimiser la collecte et l’analyse des données sur les effets indésirables des médicaments. Ces données, recueillies dans les Unités de soins périphériques, les centres médico-sociaux, les hôpitaux (de types I et II, CHR, CHU) et les sites de vaccination, sont centralisées au niveau des districts sanitaires via l’application ODK, un outil innovant qui facilite la transmission des informations au niveau national.

Le professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé et coordonnateur du projet, a salué cette initiative ambitieuse : « Ce projet est porteur d’avenir pour notre système de santé, notre université et notre pays. Il s’inscrit dans notre volonté de renforcer la recherche appliquée, la santé publique et la coopération scientifique. » Il a également insisté sur la nécessité de former des professionnels compétents et de collaborer étroitement avec les structures de soins et les agences de régulation.
Le représentant du ministre de la Santé, le professeur Mofou Bello, a quant à lui mis en lumière les six apports majeurs de la pharmacovigilance : la détection des effets indésirables, l’amélioration de la sécurité des patients, l’aide à la prise de décision réglementaire, la réduction des coûts de traitement, le renforcement des connaissances sur les médicaments et la consolidation de la confiance dans le système de santé. « Une bonne gestion de la pharmacovigilance est essentielle pour le bien-être des patients et la crédibilité des autorités sanitaires », a-t-il conclu.

Cet atelier a marqué une étape décisive dans la mise en œuvre du projet SLL-Pharmacovigilance, démontrant l’engagement de l’Université de Lomé et de ses partenaires en faveur d’un système de santé plus sûr et plus performant. Grâce à cette collaboration entre acteurs académiques, institutionnels et sanitaires, le Togo se dote d’outils innovants pour garantir la qualité des soins et protéger la santé des populations. Une initiative prometteuse, qui ouvre la voie à de nouvelles avancées en matière de pharmacovigilance et de santé publique.


