L’Université de Lomé a marqué un temps fort dans sa politique de valorisation de la recherche avec l’ouverture, ce mardi 11 novembre 2025, d’un atelier de renforcement des capacités dédié aux pratiques éditoriales, à la gouvernance, à l’éthique, à la qualité scientifique et à l’intégration des nouvelles technologies. Organisé par la Direction de la Recherche et de l’Innovation (DRI), cet atelier de deux jours, qui se tient à l’UniPod, rassemble les responsables des structures de recherche, les rédacteurs en chef des revues scientifiques et les directeurs des écoles doctorales.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la 2ᵉ vice-présidente de l’Université de Lomé, professeure Kafui Kpegba, représentant le président de l’Institution. Dans son discours, elle a souligné le caractère stratégique de cette formation, qui s’inscrit dans l’axe 3 du plan stratégique 2021-2025 de l’UL, visant à renforcer la recherche et l’innovation scientifique. « La recherche scientifique est au cœur de notre ambition. Elle confère à l’université sa véritable légitimité intellectuelle et sociale. Nos revues scientifiques constituent la vitrine de notre production académique, le miroir de notre rigueur et de notre intégrité », a-t-elle déclaré, appelant à un engagement collectif pour relever les défis de la crédibilité et de la visibilité internationale.

Des interventions qui soulignent les enjeux de l’atelier
Le directeur de la DRI, le professeur Essohanam Boko, a dans son mot de bienvenue insisté sur la nécessité de moderniser et de professionnaliser les pratiques éditoriales. « La production scientifique est un indicateur majeur du rayonnement d’une université. La qualité des revues, la rigueur des comités éditoriaux, l’éthique de la publication et l’usage intelligent des nouvelles technologies conditionnent la reconnaissance internationale de nos résultats », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une plateforme de référencement de toutes les revues de l’Université de Lomé, un outil essentiel pour leur visibilité.
Le professeur Yaovi Akakpo, coordonnateur de l’atelier, a pour sa part contextualisé la formation en rappelant les exigences croissantes du CAMES et l’importance de l’indexation des revues. « La bataille de l’indexation n’est pas seulement celle des revues, mais une bataille organisée, et soutenue par la politique de la recherche de nos universités. Nous devons nous préparer collectivement à intégrer des bases comme le Codex (Cames Open Index) en améliorant durablement notre qualité éditoriale », a-t-il expliqué.

Un programme de formation dense et ciblé animé par des experts reconnus
Pendant ces deux jours d’atelier, les participants bénéficieront d’un programme complet et structuré, animé par des formateurs de haut niveau. Cinq communications principales rythmeront les travaux, alliant théorie et pratique :
La Communication N°1 sur les « Mécanismes et conditions de la bonne audience d’une revue scientifique : reconnaissance et indexation » sera animée par le professeur Yaovi Akakpo, coordonnateur de l’atelier. Son expertise guidera les participants dans les méandres de l’indexation internationale. La Communication N°2 portant sur le « Droit et éthique de l’édition scientifique » sera présentée par le professeur Bilakani Tonyeme, garantissant ainsi une approche rigoureuse des aspects juridiques et déontologiques de la publication. La Communication N°3 sur la « Gouvernance d’une rédaction scientifique : structuration de la rédaction et pilotage du travail éditorial » sera développée par M. Achille Ayayi Kouawo (Maître de Conférences), apportant son expérience concrète en management éditorial. La Communication N°4 concernant la « Grille d’évaluation de papier scientifique soumis » sera exposée par le professeur KoudzoSokemawu, offrant ainsi des outils pratiques pour l’évaluation qualitative des productions scientifiques. Enfin, la Communication N°5 sur la « Gestion électronique de parutions scientifiques » sera assurée par M. Horatio Quadjovie (Maître-Assistant), spécialiste des technologies appliquées à l’édition scientifique.

Cette diversité d’expertises et la complémentarité des interventions assurent une formation complète et adaptée aux enjeux actuels de l’édition scientifique, renforçant ainsi significativement la valeur ajoutée de cet atelier pour l’ensemble de la communauté universitaire.
Vers une communauté scientifique plus forte et plus visible
Au-delà des compétences techniques, cet atelier vise à fédérer les acteurs de l’édition scientifique autour d’une vision commune : faire des revues de l’Université de Lomé des références crédibles et compétitives sur le plan international. Il s’agit aussi de promouvoir une culture de l’intégrité scientifique et de préparer la communauté universitaire aux défis du numérique et de l’intelligence artificielle.

L’Université de Lomé, un acteur majeur de la science ouverte en Afrique
En initiant cette formation d’envergure, l’Université de Lomé réaffirme son leadership dans la promotion d’une recherche de qualité, éthique et innovante. Elle se positionne résolument comme une institution qui anticipe les mutations du paysage scientifique mondial et qui outille ses chercheurs pour y briller. Cet atelier n’est pas un aboutissement, mais une étape décisive vers une plus grande reconnaissance de la production scientifique togolaise et africaine.


