L’Université de Lomé, carrefour de rencontres en matière de recherche fondamentale et appliquée, a accueilli le mercredi 9 septembre 2026 dans la salle de conférence de WASCAL, la cérémonie d’ouverture de la phase de regroupement en présentiel du projet international AFROSCREEN-FEF, consacrée au renforcement des compétences en surveillance génomique et à l’approche « One Health ». Durant quatorze jours, une quarantaine de participants de diverses spécialités (biologistes, techniciens, chercheurs, bio-informaticiens et spécialistes des données de santé) venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, vont s’initier à cette approche qui établit le lien entre santé humaine, santé animale et santé environnementale, et surtout approfondir leurs compétences en séquençage de nouvelle génération, bio-informatique, métagénomique, analyses phylogénétiques et modélisation des risques.
Représentant le Président de l’Université de Lomé, Professeur Aboudoulatif Diallo, Vice-doyen de la Faculté des Sciences de la Santé, a déclaré : « Notre participation active au projet AFROSCREEN, depuis ses débuts en 2021, témoigne de notre volonté de contribuer à la construction d’un espace africain de recherche et d’innovation en santé globale. » Le projet AFROSCREEN-FEF vise à renforcer les capacités africaines en matière de surveillance génomique des maladies infectieuses émergentes et réémergentes. La formation combine enseignements théoriques, travaux pratiques et études de cas portant notamment sur Ebola, Mpox, les arboviroses et les fièvres hémorragiques virales.
Pour sa part, madame Nicole Vidal de l’IRD, représentant la coordination d’AFROSCREEN et le CERFIG, a rappelé : « le projet AFROSCREEN est né d’un constat simple mais brutal : l’Afrique, pendant la pandémie de COVID-19, ne produisait qu’une infime partie des séquences génomiques partagées dans le monde. » L’ambition est désormais de disposer d’une expertise africaine capable de transformer les données scientifiques en réponses sanitaires concrètes, et de traduire ces connaissances en décisions de santé publique, a-t-elle précisé.
Pour Professeur Mounérou Salou, coordinateur local et représentant du Laboratoire BIOLIM, cette approche constitue un enjeu majeur pour la sécurité sanitaire du continent : « La surveillance génomique est notre bouclier. Elle est la clé d’une riposte rapide et ciblée », a-t-il martelé, avant d’insister sur la nécessité de tisser des liens, et de créer un réseau solide et durable entre les pays participants.
En accueillant cet évènement l’Université de Lomé, à travers le Laboratoire BIOLIM, réaffirme son engagement en faveur de la formation scientifique, de la coopération régionale et de la souveraineté sanitaire africaine.





